lundi 31 janvier 2011

L'approche de JAME

Bonjour tout le monde,

AUjourd'hui, j'ai appliqué une approche pédagogique apprise chez J'apprends Avec Mon Enfant, un organisme d'alphabétisation. L'approche? Le plaisir.

Après une courte présentation sur les connecteurs temporels, j'ai demandé à la classe de composer une journée de rêve en sept phrases devant toutes commencer par un connecteur temporel. J'étais le scripteur au TBI.

Résultat?

Nous avons fait du bungee, sommes allés aux toilettes chez McDonald, avons monté en bicyclette jusque sur le toît de notre maison au sommet du mont Blanc, etc. J'ai rarement vu des élèves trépigner aussi intensément parcequ'ils voulaient participer à une activité. J'ai dû rappeler à un élève de respirer (en blaguant) tellement il était rouge!

Début de ma SAE!

Ça y est!
J'ai débuté ma SAE en classe aujourd'hui. J'ai l'impression que les élèves ont beaucoup aimé ce que je leur ai proposé. C'est encourageant!
Toutefois, je dois avouer que c'est beaucoup de travail! J'ai réalisé en effectuant la planification de la mise contexte de ma SAE que pour qu'une SAE fonctionne, il est impératif qu'elle soit bien préparée...Cela va de soit me direz-vous, mais prenez garde camarades! Le faire pour vrai, c'est quelque chose. Avez-vous commencé la vôtre? Lorsque j'ai annoncé à d'autres enseignantes de l'école que je devais effectuer une SAE, certaines m'ont regardées avec de grands yeux et elles n'avaient pas l'air de m'envier du tout...C'est donc avec appréhension que je me lançais aujourd'hui dans la première phase de la SAE que j'avais choisi.

Je ne partage pas l'avis des enseignantes qui ne m'enviaient pas du tout de débuter une SAE. Je trouve que les SAE sont très significatives dans l'apprentissage des élèves puisqu'elles favorisent mon concept préféré en éducation; l'interdisciplinarité. Quel beau mot!

Je trouve qu'il est très bénéfique pour l'élève de faire des maths lorsque ce n'est pas nécessairement la période de math, de faire du français lorsque ce n'est pas la période de français, etc. Cela le met en contexte réel et requière son investissement. Il est aussi plus facile de motiver les élèves en difficulté puisqu'ils n'ont pas ''l'impression'' de faire des mathématiques par exemple.

J'espère continuer sur cette belle lancée!

Le participe passé: leçon 1 par modelage

Aujourd'hui, j'ai commencé l'étape 1 de l'enseignement explicite sur l'accord du participe passé.
J'ai fait du modelage pour leur permettre d'identifier comment les retrouver et je raisonnais à voix haute en reformulant pour chaque exemple les 4 caractéristiques du concept (vient d'un verbe, sert à former les temps composés, est employé seul, avec être ou avec avoir...)
Puis à partir d'un petit texte, les élèves devaient identifier les participes passés et à chaque fois, je reprenais les caractéristiques (j'ai beaucoup répété la démarche à voix haute).
À la fin de la séquence, je leur ai demandé d'écrire chacun une phrase avec un participe passé qu'ils devaient souligner et ils reprenaient la démarche qui leur avait permis de faire le bon accord. Sur 24 phrases, je n'ai relevé que 2 erreurs. J'étais vraiment contente, car les phrases étaient très variées. J'ai eu l'impression que mon modelage avait été efficace. Affaire à suivre pour les prochains jours...
Aujourd'hui je n'étais pas en prise en charge. J'ai donc observé ma maître associée et constaté (à nouveau) qu'elle avait un bel équilibre entre l'autorité et la douceur. En fait, je trouve très impressionnant de voir que son attitude douce et humaine lui permette de se faire respecter. J'avais plutôt tendance à croire qu'il fallait être autoritaire, stricte et sévère pour faire respecter les lois. À ma grande surprise, elle réussit avec succès à garder une certaine autorité tout en étant douce avec les élèves. Les élèves connaissent ce qu'elle tolère et ce qu'elle ne laisse pas passer et ils n'osent jamais franchir cette limite. Bref, j'espère pouvoir un jour trouver se respect des élèves tout en autant douce et calme.

Construction d'une tour

Aujourd'hui, j'ai animé une activité en sciences et technologies avec les élèves. Il s'agissait de répondre à la question suivante: Comment peut-on construire la tour la plus haute possible avec des pailles et de la pâte à modeler? En équipe de quatre, les élèves devaient contruire une tour spontanément, puis, une tour avec le carré comme base et unité de base, et finalement, une tour avec le triangle comme base et unité de base. Je n'avais pas pensé que construire les tours auraient été aussi long. Le manque de communication et d'organisation dans les équipes a fait que les tours n'étaient pas hautes du tout. Pourtant, je leur ai donné le double du temps que j'avais préalablement déterminé pour la construction de chaque tour et je faisais un décompte du temps au fur et à mesure. En fait, les élèves semblaient, pour la plupart, travailler individuellement à faire de petites bases qu'ils metteraient en commun plus tard, mais ce n'était pas productif, car certaines tours ne voyaient même pas le jour dans le temps alloué. Ils devaient aussi compléter la feuille sur la démarche scientifique pendant l'expérience, ce qui n'a pas été complété à la hauteur de mes attentes, puisque certains n'avaient rien à décrire comme leur tour était à peine entamée. Bref, ce ne fût pas une réussite totale, j'ai dû faire moi-même la démonstration de la solution. J'aurais dû être plus ferme quant à mes attentes et au temps alloué pour éviter que cela se produise. De plus je crois que la tâche a bien été comprise, mais ils ne se sont pas rendus compte que leurs méthodes n'étaient pas efficaces. Je ferai donc un retour avec eux à propos de cette activité pour leur permettre de réfléchir sur ce qui n'a pas fonctionné et sur ce qu'ils pourraient faire la prochaine fois.

vendredi 28 janvier 2011

Aujourd'hui j'ai fait une activité en mathématiques sur le repérage cartésien. Au cours de l'activité, les élèves devaient, à l'aide de cartes géographiques, situer certains pays. Il devait trouver le couple de coordonnées qui correspondaient au lieu mentionné. Cette activité m'a vraiment fait prendre conscience de l'importance de la différenciation dans l'enseignement. En fait, certains élèves ont compris très rapidement le système de repérage d'une carte géographique, soit nord, est, sud et ouest. Par contre, d'autres, même après plusieurs explications, ne comprenaient toujours pas comment se situer sur une carte géographique.

Selon M. David, il aurait été préférable de montrer un exemple d’un système de repérage à 2 quadrants plutôt que de passer directement à la carte géographique qui est un système à 4 quadrants. J’approuve ses propos, car j’imagine que cette transition entre les systèmes à 1 quadrant et les systèmes à 4 quadrants aurait augmenté la compréhension de l’activité. Ainsi, la différence entre les élèves aurait été moins grande.

Si vous avez des idées de système de repérage à 2 quadrants, je les prendrais avec joie. Merci.

jeudi 27 janvier 2011

Rencontre avec l'équipe-école

Lors de la journée pédagogique du 27 janvier (eh oui, un jeudi!), j’ai assisté à une rencontre traitant du projet «direction lecture». Ce projet à pour but d’améliorer le développement des compétences en lecture des élèves des trois cycles de l’école et fait parti du projet de réussite de celle-ci. La discussion portait sur les moyens existants, des ajustements à y apporter et sur de nouvelles idées. Les enseignants ont tous participé activement à cette réunion, remettant en question leurs pratiques et échangeant leurs idées pour harmoniser leur façon de faire.

C’est le modèle d’une équipe d’enseignants engagés dans l’amélioration de leur pratique. Ils sont un modèle d’ouverture aux changements et de collaboration active. Les échanges que j’ai observés m’ont impressionné par leur pertinence et par l’écoute des participants. J’espère avoir la chance de collaborer avec des gens aussi professionnels et engagés que ceux de l’école Saint-Étienne.

Compétence 11 : s’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.

Le développement professionnel est une compétence essentielle qu’il faut développer tout au long de sa carrière. C’est une manifestation de rigueur et de professionnalisme. Il faut sans cesse se remettre en question pour améliorer et mettre à jour ses façons de faire. De faire cet exercice collectivement est d’autant plus enrichissant, car il permet de partager ses expériences avec ses paires et de développer une unité dans les pratiques de l’équipe-école.

L'univers social dans un milieu multiethnique

Aujourd’hui, c’était la première fois que j’animais une activité en univers social dans ma classe. Le thème traité présentement est la démocratie. Les élèves possèdent un cahier d’activité accompagné d’un manuel. Je m’apprêtais à faire un cours plutôt magistral suivi d’une période d’activité sur la matière vue en équipe, mais la période s’est déroulée autrement. Étant donné l’important mélange ethnique dans ma classe, les opinions quant à la démocratie sont multiples dus aux mentalités véhiculées dans leurs familles et pays d’origine. Donc, je me suis adaptée et j’ai discuté avec les élèves durant toute la période. Les échanges étaient si riches et captivants que mon intention d’apprentissage a été atteinte.

Mise au point avec un élève

Il y a un élève de ma classe qui est plutôt bavard. Je dois l'avertir constamment et donc, il a souvent des conséquences. Je trouve cela dommage, car il me dérange lorsque j'enseigne et il dérange aussi ceux qui essayent d'écouter. De plus, il a beaucoup de difficultés sur le plan scolaire et ses notes sont très basses. Le fait qu'il parle toujours l'empêche de se concentrer, d'écouter et d'apprendre. Aujourd'hui, je l'ai sorti de la classe pour avoir une discussion avec lui. Je lui ai demandé pourquoi il parlait toujours en classe et quels moyens il pourrait mettre en place pour y remédier. Je lui ai expliqué qu'il dérangeait les autres et que cette situation ne l'aidait pas non plus en ce qui concerne sa réussite scolaire. J'espère que cette mise au point aura des effets bénéfiques sur son comportement et sur ses résultats scolaires.

mercredi 26 janvier 2011

Tel que promis, voici les trois indicateurs d'un bon questionnement:


1. Un bon questionnement est susceptible de modifier le déroulement de l’activité.


2. Le questionnement augmente l’engagement des élèves.


3. Grâce au questionnement, les élèves découvrent des choses qu’ils ne savaient pas qu’ils savaient.


Des questions?!

matériel didactique

Aujourd'hui, je faisais une leçon de mathématiques à propos des fractions. Afin de vérifier la compréhension de mes élèves, j'ai décidé de fabriquer du matériel didactique. J'ai utilisé des boîtes d'œufs afin de bien représenter certaines fractions qui pourraient être incomprises par les élèves. Je pouvais ainsi questionner les enfants sur les différents concepts des fractions. À partir du matériel conçu, j'ai tout de suite vu une différence pour les élèves dont les fractions est une notion abstraite et incomprise. :)

La cabane d'hirondelles (suite et fin)

Aujourd'hui, nous avons fait le retour sur cette situation problème en grand groupe.
Certains élèves avaient encore quelques difficultés à visualiser les différents morceaux de la cabane et à les positionner correctement sur leur feuille quadrillée.
J'ai utilisé la maquette pour aider 3 élèves qui avaient des difficultés à bien visualiser les différents morceaux sur la planche de bois et nous avons repris les différentes étapes nécessaires à la construction de cette cabane.
Mon plus grand bonheur de la journée a été le mot « merci » et « maintenant, j'ai compris »avec un beau sourire.
Ces moments-là, je les adore!

Révision de texte à partir des erreurs d’élèves

Deuxième demi-journée dans la classe de 2e cycle. Afin de revoir la révision de texte avec ses élèves, l’enseignante demande aux élèves un texte qui contient des erreurs. Une élève se propose et donne son texte à l’enseignante. Cette dernière lit la première phrase et l’écrit au tableau. Ensuite, elle fait un rappel du code de correction utilisé par tous les élèves de l’école (P.A.C.O -> Ponctuation, Accord, Conjugaison, Orthographe) et demande aux élèves de se concentrer uniquement sur le P. Elle rappelle que cette étape sert non seulement à vérifier les points, les majuscules et les virgules, mais aussi à relire les phrases et s’assurer qu’elles sont bien construite (syntaxe). Quelques élèves font des propositions et avec l’aide de l’enseignante qui attire leur attention sur certains détails, la phrase est corrigée.

Cette modélisation à partir des erreurs d’élèves est une façon très intéressante de travailler la révision d’un texte. De cette façon, les élèves se sentent plus concernés que par un exemple fictif. De plus, cela engage vraiment les élèves qui veulent aider une autre personne à corriger sont texte. Ils sentent que ce qu’ils font a de l’importance pour quelqu’un et pour eu même lorsque c’est leur texte qui est corrigé par le groupe.

Dans n’importe quelle matière, il est important de s’attarder aux erreurs des nos élèves. Ce ne sont pas les bonnes réponses qui font apprendre. L’analyse d’erreur permet aux élèves de construire une meilleure compréhension de la matière et même les élèves qui avaient la bonne réponse apprennent des erreurs des autres. C’est une pratique que j’ai l’intention d’adopter dès maintenant. Lors de mes prochaines prises en charge, j’aurais cette réflexion en tête. J’en tiendrai compte également dans mes planifications (C6). De prévoir les erreurs potentielles m’aidera à mieux intervenir afin de favoriser le mieux possible l’apprentissage des élèves.

Observation dans autre classe

J’ai la chance d’aller observer une autre classe pour deux demi-journées dans une classe de 2e cycle. C’est une classe combinée de 3e et 4e années. Ma première impression est que le fonctionnement de la classe est très différent. L’enseignante a passé quelques années dans une école alternative et en est à sa première année dans une école «régulière». Son enseignement est donc teinté du fonctionnement alternatif. Les élèves ont plus de liberté et sont très autonomes. Voici un exemple de fonctionnement qui m’a beaucoup plu.

En début de journée, les élèves ont toujours une période libre où il peuvent lire ou dessiner. Cela crée un climat de détente qui par la suite aide les élèves à se concentrer sur les activités académiques. Souvent, l’enseignante invite les élèves à s’assoir en cercle autour d’elle pour une discussion avant ou après une tâche ou un projet. C’est une excellente façon d’amorcer l’activité ou de faire un retour sur celle-ci. Le fait d’installer les élèves ainsi rend l’atmosphère propice à la discussion et à l’ouverture. J’ai remarqué que cela rend les élèves très attentifs et actifs dans la discussion.

Aujourd'hui, un enfant a fait un geste qui ma fait sortir de mes gonds! Juste avant de sortir pour la récréation, j'ai vu un de mes élèves donner un coup de poing dans le ventre d'un autre élève. Pour moi, ce genre de comportement est inacceptable. Puisque j'allais sortir avec les enfants, car je surveillais, j'ai automatiquement dit à l'enfant d'un ton assez ferme que je n'acceptais pas ce genre de comportement et puisque mon enseignante restait dans la classe, j'ai aussi tôt dit à mon enseignante que l'élève était pour rester avec elle lors de la récréation. En revenant, j'ai parlé avec l'enfant. Mon enseignante aussi a parlé avec lui.

Je crois que dans ce genre de situation, il est plus qu'important de montrer notre autorité et de bien se faire comprendre. Il faut aussi apprendre à faire gérer nos impulsions pour ne pas sur réagir.

mardi 25 janvier 2011

Aujourd'hui c'était une journée pédagogique. À ma grande surprise, il s'agissait d'une journée tout aussi épuisante qu'une journée en présence d'élèves. Je ne croyais pas que les enseignants travaillaient si fort durant ces journées. Ma maître-associée et moi pensions avoir l'occasion de faire un plan des contenus ciblés pour le reste de mon stage. Malheureusement, nous avons seulement eu le temps de planifier les contenus pour cette semaine. J'ai pu réalisé que chaque tâche est plus longue qu'elle en a l'air.
Par contre, cette journée a été très enrichissante pour moi, puisque nous avons consulté le programme de formation ainsi que la progression d'apprentissage pour bâtir nos activités. Ainsi, la compétence 1 a été touchée lors de cette journée pédagogique puisque j'ai dû faire preuve de curiosité et «fouiller» dans les différents outils à ma disposition.

Une rencontre enrichissante!

Ce midi, j'ai eu le plaisir de participer à une petite réunion entre mon enseignante-associée, l'orthopédagogue et sa stagiaire. Le but de la rencontre était de discuter de deux élèves de ma classe qui sont suivis en orthopédagogie. Quelle plaisir que d'assister à cette réunion!
J'ai pu remarquer que lorsque les ressources sont là, elles sont extrêmement bénéfiques pour les élèves puisque nous avons vraiment discuter des besoins de ceux-ci. De plus, nous nous sommes assurées que les besoins ciblés étaient toujours de mise ou non. J'ai adoré la réunion puisque c'était la première fois que je sentais que mes commentaires étaient pris en considération et que ce que je disais pouvais être pertinent...(!!!) Le rôle de stagiaire est parfois difficile et je trouve que nos avis ne sont parfois pas vraiment pris en considération.
La réunion de ce midi m'a vraiment fait chaud au coeur et j'ai trouvé extrêmement utile le fait que l'on prenne le temps de s'asseoir entre collègues afin de discuter concrètement du cas d'élèves ayant besoin de plus d'encadrement.

Modifier sa planification

Jeudi après-midi, il était prévu que les élèves travaillent dans Défi sur les fractions. Cependant, pour avoir fait plusieurs problèmes avec eux un peu plus tôt, j'ai jugé qu'ils n'étaient pas encore prêts à se lancer dans Défi (qui va beaucoup plus loin que ce qui est demandé par le programme) et j'ai préféré faire d'autres exercices avec eux sur les fractions équivalentes et la réduction de fractions. Ces exercices m'ont permis de constater les notions qui étaient plus ou moins claires pour les élèves et d'approfondor certains points.
Aujourd'hui, lorsqu'ils ont eu à faire les problèmes de Défi, plusieurs ont fait des liens avec ce que nous avions vu la semaine dernière et la plupart des élèves ont assez bien réussi les problèmes.
Cette situation m'a démontré l'importance d'être capable de modifier sa planification si l'on sent que les élèves ont besoin de travailler plus longtemps sur une notion en particulier.

Petit mensonge

Le système d'émulation de ma classe est cumulatif et sous forme de points. Une affiche indique quelles sont les récompenses ainsi que le nombre de points requis pour chacune d'entre elles. Les élèves commencent chaque journée avec 10 points, et à chaque avertissement, je baisse leur nom dans la case au-dessous (10, 5, 0 et -10). Pour éviter que les élèves demandent constamment la permission pour aller aux toilettes, puisqu'il s'agit souvent d'un prétexte pour se promener et sortir de la classe, les élèves perdent des points lorsqu'ils veulent aller aux toilettes. Aujourd'hui, j'ai averti un élève pour avoir parler lorsque j'avais demandé le silence, il a donc ''baissé'' son nom dans la case à 5 points. Plus tard, il m'a demandé d'aller aux toilettes, j'ai donc accepté à condition qu'il ''baisse'' son nom. J'étais occupé donc je n'étais pas certaine s'il avait vraimwnt baissé son nom. De plus, à ce moment, je ne me souvenais plus que je l'avais averti plus tôt pour avoir parlé. Je lui ai donc demandé s'il avait baissé son nom et il m'a répondu oui. Puis, je me suis souvenue que j'avais baissé son nom une fois pour avoir parlé, en plus d'avoir été aux toilettes, il aurait dû être rendu à 0 point alors qu'il était toujours dans la case à 5 points. Je lui ai fait la remarque et je lui demandé pourquoi il avait menti. Pour moi, c'était irrespectueux et innaceptable: il a donc eu une conséquence. Plus tard, il est venu me voir pour s'excuser de m'avoir menti. Une chance que je suis intervenue, car sinon il aurait probablement essayé de faire le même coup !

lundi 24 janvier 2011

Le rythme des élèves et de l'enseignante

À l’université, nous apprenons à quel point il est important de prendre le temps de bien expliquer les différents apprentissages et de suivre le rythme des élèves afin que tous aient le temps de bien assimiler. Cependant, voilà que je suis en train de faire un nouvel apprentissage à propos du même concept. Mon enseignante m’a fait remarquer que de prendre trop de temps lors d’un enseignement diminuait la concentration et motivation des élèves. Les élèves doivent s’habituer à suivre l’enseignante et non toujours l’inverse.

J’ai appliqué cette technique et je suis surprise des résultats. Dès leur entrée le matin, les élèves discutaient entre eux et prenaient du temps à s’installer, c’est alors que j’ai commencé mon amorce, et ce, sans avoir l’attention de tous. Immédiatement, les élèves se sont aperçus qu’ils manquaient des informations, ils se sont rapidement placés et mis à la tâche. Ils ont alors compris que je dirigeais l’activité et ils devaient suivre. Évidemment, cela ne veut pas dire de ne pas répéter lorsque les élèves ne comprennent pas ou de ne pas prendre plus de temps pour expliquer un élément, il faut s’adapter. En suivant le rythme de l’enseignante, les élèves se sentiront plus encadrés. Aussi, pour des élèves de 6e année, cela les prépara au secondaire où le rythme des cours est plus rapide qu’au primaire.

Pas de repos durant une journée pédago

C’était une journée pédagogique aujourd’hui à mon école. Mon enseignante associée étant absente pour la journée, j’ai dû assumer les tâches au menu. C’était la première fois que je me retrouvais seule dans la classe à travailler aussi longtemps sur la planification et j’ai trouvé cela motivant d’être dans la classe au milieu de tout le matériel. J’ai pu fouiller plus en profondeur dans les livres et guides que mon enseignante possède, et ce, à mon rythme ce qui n’est pas toujours possible par manque de temps. De plus, je devais regarder des catalogues pour commander des livres, faire des appels pour de futures sorties, etc. J’ai découvert d’autres tâches au métier d’enseignant qui ne sont pas souvent exploitées en tant que stagiaire. J’ai adoré l’expérience et d’avoir passé la journée seule dans ce contexte m’a fait sentir comme une « vraie » enseignante. Aussi, je constate à quel point la profession d'enseignant ne s'arrête pas à l'action d'enseigner, il y a tellement de trucs à faire et à penser, c'est fou!

Une journée imprévue

Ce matin, lorsque je suis arrivée à l'école (encore engourdie par le froid!), la directrice m'a avisée que mon enseignante ne viendrait pas et qu'une remplaçante arriverait un peu plus tard.
J'ai donc eu l'occasion d'improviser, car ce n'était pas une journée où ma prise en charge était programmée.
Comme je devais enseigner dans la semaine l'accord du participe passé, j'en ai profité pour questionner les élèves (qu'est-ce qu'un participe passé? Comment le reconnait-on? Quelles difficultés apparaissent lorsqu'il s'agit d'écrire un participe passé? Pourquoi?) Je les ai amenés à exprimer implicitement les règles d'accord du participe passé, mais surtout ce questionnement m'a permis de cerner ce qu'ils savaient déjà et ce qu'ils maîtrisaient moins.
Grâce à ce questionnement, je vais pouvoir préparer mon activité en ajustant le contenu par rapport aux apprentissages visés et à leurs connaissances antérieures.
Ce questionnement est en fin de compte un gain de temps.

Panne d'électricité = Plan B

Événement marquant: Aujourd'hui, nous avons eu une panne d'électricité presque toute la journée. Évidemment, j'ai dû modifier ma planification et avoir un plan B pour certaines activités dont une pour laquelle j'avais besoin du rétroprojecteur. En étant en prise en charge complète toute la journée, c'était un peu déstabilisant pour moi de devoir m'ajuster en si peu de temps. De plus, c'était une difficulté supplémentaire en ce qui concerne la gestion de classe, car les élèves se sont excités au moment où nous avons perdu l'électricité. Pour eux, cela symbolisait qu'il n'y avait pas d'école du reste de la journée.
Un bon enseignant doit être capable de s'adapter à toutes les différentes situations innatendues qui peuvent survenir à tout moment. Il faut être en mesure de gérer la classe et de reprendre le contrôle rapidement en changeant l'horaire de la journée. Aujourd'hui, j'ai encore mieux compris l'utilité de toujours avoir un plan B.

Suis-je claire ou non???

Jeudi le 20 janvier, j'ai fait une activité sur les fractions en math. En tant qu'adulte, une notion peut nous paraître très simple, mais pour des enfants très complexes. Lors de mon activité, je me suis rendu compte que les élèves ne comprenaient toujours pas qu'une fraction en quelque sorte une division et cela même si je leur montre par un dessin. Lorsque mon enseignante associée est entrée dans la classe, je lui ai demandé de l'aide, car je ne voyais plus comment expliquer la fraction. On regarde ensemble vite vite ce que j'ai fait et elle se fâche. Elle regarde les élèves de la classe et leur dit de se réveiller, car, selon elle, je ne pouvais pas être plus claire. Par la suite, les élèves se sont réveillés et tout allait bien. Finalement, je dis aux élèves:« si Brooke avait 28 crayons et qu'elle a perdu le 1̷ 7 de ses crayons et combien de crayons Brooke à perdu si 1̷ 7 représente 4 crayons? » Les élèves ne comprenaient pas qu'ils devraient faire une soustraction pour trouver la réponse. À ce moment précis, mon enseignante c'est enragé. Elle leur a fait un de ces sermons!!!!

Moi qui n'ais pas très expérimentée, je croyais que je n'étais pas du tout claire, donc je me remettais en question. L'enseignante ma dit que parfois, il est important de remettre les pendules à l'heure avec eux, car sinon ça n'avance pas. Il est donc important de faire la différence entre un enfant paresseux et un enfant qui ne comprend réellement pas.

dimanche 23 janvier 2011

Compétences informationnelles des enseignants

Voici un article récent paru dans La Presse qui questionne les compétences informationnelles des enseignants et leur capacité à bien préparer les jeunes :


Nos élèves, illettrés numériques...



http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/francois-cardinal/201101/14/01-4360295-nos-eleves-illettres-numeriques.php

Qu'en pensez-vous ? Cet article peut alimenter votre réflexion sur le développement de votre compétence 8.

jeudi 20 janvier 2011

Projet reptile

Dans le cadre d’un projet amorcer avant les fêtes, nous avons accueilli aujourd’hui dans la classe deux petits reptiles. De voir les réactions d’émerveillement et d’excitation des élèves était tout simplement sublime, eux qui ont passé un nombre considérable d’heures à la préparation de cet événement. En plus de faire une recherche dont le résultat est impressionnant pour des élèves du troisième cycle, ils ont débattu entre eux afin de déterminer le type de reptile qui selon eux s’adapterait le mieux à l’environnement de la classe.

Ce type de projet suscite des réactions tout à fait uniques chez les élèves. Ceux-ci adoptent soudainement un comportement exemplaire pour ne pas faire vivre de stress à ces animaux fragiles. De plus, ils sont tous extrêmement intéressés par tout ce qui concerne leurs nouveaux compagnons de classe. J’ai aussi observé des signes d’ouverture chez certains élèves normalement moins impliqués dans les activités du groupe. Enfin, mon enseignante-associée me confit qu’elle n’a eu aucun problème majeur de comportement avec ses élèves depuis qu’elle inclut des animaux vivant à ses activités d’apprentissage.

Saine compétition

Événement marquant: Aujourd'hui, j'ai continué la matière en univers social avec une activité qui intégrait à la fois la compréhension de lecture et les stratégies pour survoler un texte. Pour réussir à enseigner tout le contenu de la Révolution Tranquille, j'ai demandé aux élèves, placés en équipe de deux, de survoler toutes les pages concernant cette période de l'histoire dans leur manuel et de relever toutes les informations importantes et pertinentes. Puis, je leur ai demandé de venir écrire au fur et à mesure les informations au tableau dans la colonne appropriée, soit économique, social, culturel, syndical, religieux, national ou politique. Ensuite, j'ai fait un retour sur ce qu'ils avaient écrit au tableau en modifiant et en apportant des explications supplémentaires.
Les élèves ont semblé apprécié l'activité, car elle était différente de ce qu'ils sont habitués de faire et ils aimaient écrire leurs réponses au tableau. De plus, je sentais un peu de compétition entre les équipes, car les élèves semblaient vouloir écrire plus d'informations au tableau que les autres. Je crois que cette façon de procéder à permis de susciter leur intérêt et de faire une synthèse claire et efficace de la matière en peu de temps.
La lecture à relais

Voici une activité de lecture simple et fort intéressante à réaliser en groupe.

Un élève commence à lire lorsque l'enseignant lui touche l'épaule. L'enseignant se promène dans la classe et lorsqu'il touche l'épaule d'un autre élève, ce dernier prend la relève, ainsi de suite. Cette activité maintient efficacement l'attention des élèves.

Voilà!

mercredi 19 janvier 2011

élèves à troubles

Mon enseignante était hors de la classe lors d'une prise en charge. Les élèves ont tout de suite changé leur attitude en étant plus agités, plus provocateurs.
J'ai donc décidé de poser mes limites dès le début. Toutefois, après plusieurs tentatives (avertissements, changements de place, utilisation du système d'émulation du groupe), rien ne s'améliora vraiment et j'avais l'impression de perdre mon temps.

J'ai donc demandé des conseils à mon enseignante associée. J'ai de beaux numéros dans ma classe qui ont des problèmes de comportement assez drastiques.
Lorsque les élèves sont agités et qu'ils ne sont pas capables de travailler en grand groupe, il est préférable de les calmer en les faisant travailler seul et ce, en silence tout en leur montrant clairement son mécontentement.
Lors de mes prochaines prises en charge, j'ai le défi de ne pas me laisser affecter par leurs attitudes parfois, négatives et mesquines.

La manipulation positive

Dans ma classe de stage, il y a un élève avec des problèmes de comportement. Dès le début du stage, j’avais de grandes inquiétudes quant à notre relation. Je n’arriverais pas à voir du positif en lui, car il me mettait constamment à l’épreuve. Même après avoir appliqué des conséquences à ses actes, la situation ne semblait pas s’améliorer. À la suite de conseils donnés par mon enseignante associée, j’ai décidé de changer mon approche avec lui. Mon enseignante associée appelle cette technique de la « manipulation positive », il s’agit de tisser un lien positif très serré avec l’élève afin de l’amener à accepter notre autorité.

J’ai donc eu une discussion avec l’élève lors de laquelle je lui ai fait part de mes sentiments quant à certaines situations. Cependant, je ne l’ai pas attaqué dans cette discussion; au contraire, je lui ai dit : « Je ne te connais pas beaucoup, mais je sais qu’à l’intérieur de toi, tu es capable de bien te comporter, car tu es une bonne personne avec un bon cœur. Je le sais et j’ai confiance que tu vas me le montrer […]. » Ces quelques mots ont suffi pour voir une lumière dans ses yeux. Les jours suivants, je relevais tous ses bons coups, lui parlait de ses intérêts, lui demandait des services; bref, je lui accordais de l’attention positive. Deux semaines plus tard, j'ai développé un réel coup de coeur pour lui. Je n’ai pratiquement plus à gérer ses problèmes de comportements et lorsque je sens une rechute, je lui chuchote à l’oreille que j’ai confiance en lui et qu’il est capable de poursuivre ses beaux efforts.

J’ai vraiment réalisé que la perception qu’on a d’un élève se reflète sur lui. Si l’on voit du positif en lui, il le sentira et agira ainsi. Tandis que si l’on perçoit l’élève comme un cas désespéré, il risque de nous montrer exactement ce qu’on pense de lui.

Relation élève-maître

Mon événement marquant de la journée est très important à mes yeux : j’ai vraiment créé un lien avec un élève en particulier. Au début, cet élève m’ignorait complètement. Il évitait mon regard et ne m’adressait pas la parole. Progressivement, il s’est habitué à ma présence en tant qu’observateur et intervenant. Cette semaine, j’ai remarqué qu’il répondait à mes questions et était plus attentif lors de mes prises en charge. Aujourd’hui, il m’a serré dans ses bras au retour du dîner et m’a raconté un événement qui lui était arrivé durant la récréation. C’est un signe qu’il accepte ma présence en tant que stagiaire dans sa classe.

Je suis très content de la progression de ma relation avec cet élève. Dans le passé on m’a dit qu’il avait beaucoup de mal à accepter les nouveaux intervenants. De créer un lien solide avec ses élèves n’est pas toujours une tâche facile à réaliser, surtout dans le contexte d’un stage. C’est pourtant la meilleure façon d’assurer l’efficacité des nos interventions ce qui permet de créer un climat de classe non seulement favorable à l’apprentissage, mais agréable à vivre au quotidien.
Lundi, lors d’une période consacrée à un nouveau projet (la science au service de la police), un élève a voulu savoir s’il y aurait d’autres périodes de projet durant la semaine. Cela démontre un intérêt évident de l’élève pour ce projet. Certains élèves ont même affirmé qu’ils commenceraient la recherche à la maison après l’école.

Il est important de proposer des projets qui intéressent les enfants. Ceux-ci sont donc très motivés à apprendre de façon autonome. Quand ils aiment ce qu’ils font, le climat dans le groupe s’en ressent. L’apprentissage devient agréable pour les élèves, car ils n’ont pas l’impression de faire du travail forcé. De plus, en remettant en contexte les nouvelles informations ils peuvent plus facilement réinvestir celles-ci.

La cabane d'hirondelles

Les élèves de notre classe de 6e année ont eu une situation problème à résoudre intitulée la cabane d'hirondelles. Comme son nom l'indique, il s'agissait de réaliser le plan de coupe de cette cabane dont on connaissait les dimensions. Ils savaient aussi que, pour construire cette cabane, notre aventurier disposait d'une planche de 40 cm sur 50 cm. Le problème posé: est-ce que notre aventurier pourrait construire sa cabane avec cette seule planche de bois?
Pour résoudre le problème, les élèves devaient imaginer et reproduire le plan de la cabane sur une feuille quadrillée représentant la planche de bois tout en respectant la bonne échelle.
Cet exercice a présenté des difficultés à de nombreux élèves et pour la correction de demain, nous avons décidé de reproduire cette maquette en taille réelle : à l'aide de feuilles de couleurs différentes pour les murs, le sol et le toit, nous avons découpé à l'échelle les éléments constituant cette cabane et les avons positionnés sur le carton représentant la planche de bois. J'ai hâte de voir leurs réactions demain et j'espère que notre montage leur permettra de mieux comprendre l'organisation spatiale!


L'événement marquant de ma journée s'est déroulé lors de la période consacrée aux sciences. J'ai fait une expérience qui était de construire la tour la plus haute avec des cure-dents et de la pâte à modeler. Les enfants devaient, en équipe, construire trois tours avec des bases différentes et les comparer. La réponse devait être que plus la base est grande, plus la tour peut être haute. Par contre, les résultats des enfants ont été totalement différents. Les tours avec de petites bases étaient plus élevées que les autres. J'ai donc du leur expliquer que l'explication scientifique n'était la même que leurs résultats.

Je ne crois pas que les enfants ont vu l'expérience comme une perte de temps. Celle-ci ne leur a pas donné les bons résultats, mais en sciences, on ne trouve pas toujours la bonne réponse. Les chercheurs peuvent faire des erreurs avant d'arriver aux bons résultats et c'est ce que j'ai expliqué aux élèves pour «sauver ma peau». Ils ont tout de même bien aimé réaliser l'expérience même si elle ne s'est pas terminée comme prévu.

Planification

Aujourd'hui, j'ai décidé de faire une SAÉ avec les élèves de ma classe. J'ai pris le temps de lire correctement ma SAE, je me suis fait une feuille de note pour me guider lors de la présentation de cette SAE. J'ai pris en note certaines questions que je trouvais pertinentes à poser pour favoriser l'activation des connaissances des élèves, etc. Dans le fond, je croyais avoir bien planifié mon activité. Lorsqu'il est venu le temps de présenter ce travail et d'embarquer dans le vif du sujet, je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à « patiner » en bon français. J'ai perdu le fil de mes idées malgré ma feuille de note et à ce moment j'ai commencé à être très stressée. J'ai malgré tout réussi à passer au travers de ce que je voulais faire , mais je peux vous cacher que j'ai eu énormément de difficulté.

Après la journée, j'ai demandé à mon enseignante de me donner des trucs pour que cet évènement ne se reproduise plus, du moins, le moins souvent possible. C'est à ce comment qu'on se rend compte que notre enseignante associée est très utile. L'expérience qu'elle a nous en dit long. Parfois, je crois que nous voyons les choses plus grosses qu'elles sont et c'est souvent cela qui nous stresse. Grâce aux conseils de mon enseignante, demain, lorsque je vais poursuivre ma SAE, je vais être encore mieux préparée et être moins stressée. J'espère que cela va avoir des résultats positifs!

Aujourd'hui, j'ai fait une activité sur les fractions. J'ai commencé par questionner les élèves sur ce qu'ils savaient déjà en faisant des liens avec ce que nous allions aborder un peu plus tard. J'ai ensuite fait un petit jeu avec eux sur le Smart Board; il y avait deux fractions 1/2 et 1/3 et en dessous une banque d'images qui représentaient l'une ou l'autre de ces fractions et les élèves devaient venir placer les images dans l'une des deux catégories.
Cela m'a permis d'intéresser les élèves et de les stimuler par rapport à une notion qui les motive moins. De plus, puisque l'activité était quand même facile, je pouvais demander à des élèves qui ont un peu plus de difficulté de participer sans avoir peur qu'ils ne se sentent «piégés». Après, ils étaient beaucoup plus réceptifs. Cela m'a permis de voir toute l'importance d'un bon démarreur.

mardi 18 janvier 2011

Lecture en grand groupe

Aujourd'hui, je devais faire une assez longue lecture avec les élèves, en grand groupe. Donc, j'ai décidé de développer une façon de faire pour m'assurer que tous les élèves de la classe suivent lors de la lecture. J'ai fait un jeu appelé le «VOUS et MOI».
Tout d'abord, je choisi un élève qui aura la tâche d'écrire les points au tableau.
Nous débutons la lecture, je pige un nom pour désigner un lecteur. Au fur et à mesure que la lecture avance, je pige de nouveaux noms.
Si l'élève continue la lecture sans se tromper (ce qu'il montre que l'élève suit bien), cela donne 1 point à «VOUS» Toutefois, si l'élève se trompe, «MOI», j'ai 2 points, parce que je joue toute seule.

Les élèves sont donc beaucoup plus motivés à bien suivre. De plus, tout au long de la lecture, je les questionne et s'ils réussissent à répondre correctement à mes questions nécessitant réflexion, ils ont des points en bonus!!!!

Démarche scientifique

Événement marquant: Tout l'après-midi, j'ai animé une activité en sciences. Tout d'abord, j'ai enseigné la démarche scientifique. Ensuite, afin de la mettre en pratique, j'avais préparé une expérience dont la question était: est-ce que tous les liquides peuvent se mêler les uns aux autres? Je leur avais distribué un canevas de la démarche scientifique que les élèves devaient remplir au fur et à mesure de l'expérience. Bien entendu, j'ai pris beaucoup de temps à expliquer mes consignes et mes attentes pour le déroulement de l'activité, surtout en ce qui a trait au comportement, puisque les élèves avaient rarement eu l'occasion de travailler avec autant de matériel (dont plusieurs liquides). Je leur ai expliqué qu'il s'agissait d'un test: si l'activité se passait dans le calme et dans les règles, je pourrais faire d'autres expériences avec eux. Heureusement, tout s'est bien déroulé: les élèves ont gardé un ton de voix raisonnable, ils ont participé avec enthousiasme et ils ont respecté toutes les règles. L'aspect négatif de cette activité est qu'ils n'ont pas tous pris autant de notes dans le canevas que j'espèrais lors de l'expérience.
Les élèves étaient très intéressés et engagés, puisque c'était une activité qui exigeait beaucoup de manipulations. Je crois avoir réussi à garder leur attention tout le long de l'activité et je n'ai jamais senti que je perdais le contrôle. Selon moi, cette réussite est dûe au fait que j'ai clairement expliqué les consignes avant de débuter. J'avais pensé aux détails comme de désigner un responsable du matériel par équipe: cela à éviter de nombreux déplacements inutiles et d'éventuels dégâts avec les liquides. La prochaine fois, je tenterai de mettre l'accent sur la prise de notes lors d'une expérience (leurs procédures, ce qu'ils observent, etc.)
Aujourd'hui, j'expliquais aux élèves comment remplir le questionnaire de compréhension de lecture. Toutes mes explications me semblaient très claires et simples, mais lorsque les élèves se sont mis à la tâche, j'ai réalisé que ce n'était pas le cas. Plusieurs élèves me posaient des questions sur des choses qui semblaient si faciles pour moi. Par exemple, il me demandait ce que voulait dire le mot origine. J'ai donc réalisé que les explications qui semblaient un peu inutiles pour moi peuvent être très enrichissantes pour l'enfant. Il ne faut donc pas s'arrêter aux détails qui semblent faciles.

Les élèves ont dont dû, à plusieurs reprises, me poser des questions. Ce n'est pas très dramatique, puisque cela me permet de développer une relation un peu plus personnel avec chacun d'entre eux. De plus, c'est toujours très stimulant de voir que l'élève comprend suite à tes explications. Finalement, ce manque de précision dans le sens des mots et des questions n'a pas eu d'impact négatif sur les enfants, il a seulement suscité quelques questions supplémentaires.

lundi 17 janvier 2011

La démarche inductive

Description de l’évènement marquant : Pour la période de sciences et technologies de la semaine, j’avais préparé une expérience présentée sous forme de situation problème avec une approche inductive. Dans le cadre de cette expérience, j’avais demandé aux élèves d’écrire leurs observations sur une feuille. Cependant, les élèves étaient tellement occupés à réaliser l’expérience qu’ils ont tous omis d’écrire sur leur feuille. Plus tard dans l’activité, un élève m’a demandé à quoi servait la feuille.


Au départ, j’ai perçu ce geste de la part des élèves comme un manquement à ma consigne. Cependant, j’ai réalisé que l’élève avait raison. Les élèves étaient si motivés par l’expérience que la manipulation à elle seule était suffisante pour intégrer l’objectif visé.

échange avec une technicienne en éducation spécialisée

La classe en adaptation scolaire pour les élèves de 8 à 11 ans dans laquelle je suis allée aujourd'hui pratique la méthode teacch. Celle-ci repose sur une structure simplifiée et répétitive de la tâche à accomplir. On remarque beaucoup d'indices visuels : nombreux pictogrammes pour indiquer les différents coins (comme en Maternelle), les différentes activités proposées.

Les élèves travaillent sur des périodes courtes de 15 à 30 min (maximum) en raison des problèmes de concentration. Des horloges temporelles et des sabliers les aident à s'approprier la notion de temps (très difficile à acquérir pour ces enfants).

Les 2 spécialistes font travailler les élèves soit individuellement, soit en autonomie, rarement en « grand » groupe (ils ne sont que 6 dans cette classe). Le système de récompenses est omniprésent.

L'objectif final de tous les apprentissages est d'aider l'élève à acquérir une plus grande autonomie pour une meilleure intégration sociale.

Plan B

Événement marquant: Cet après-midi, j'ai animé une activité sur les entiers relatifs. Tout d'abord, j'ai questionné les élèves sur leurs connaissances antérieures, puis j'ai donné les notions théoriques en notes de cours. L'enseignante avait déjà un acétate d'une page du cahier Clic Math, puisque les élèves n'ont pas ce cahier. J'ai donc animé l'activité en grand groupe avec cet acétate. Je leur ai demandé d'écrire les questions et les réponses dans leur cahier Canada de mathématiques. La matière a été bien comprise, car les réponses que les élèves me donnaient étaient complètes et correctes. Par contre, j'ai dû faire beaucoup de discipline durant cette période. Ils étaient particulièrement bavards, et donc dérangeants. J'ai utilisé le système d'émulation à plusieurs reprises et j'ai dû sortir un élève de la classe.
Interprétation: Les élèves ont été agités toute la journée, même lorsque c'était mon enseignante associée qui enseignait, mais j'ai dû les avertir plus souvent. J'ai trouvé cela difficile d'enseigner avec un acétate: comme les élèves devaient réécrire les questions, cela demandait beaucoup de gestion de classe, car, bien entendu, ils n'écrivent pas au même rythme. Ceux qui terminaient avant perdaient de l'intérêt et de la concentration. De plus, l'activité était assez longue, donc ils étaient moins attentifs vers la fin. La prochaine fois, je n'hésiterai pas à passer au plan B et à arrêter complètement l'activité lorsque que je perds leur attention.

dimanche 16 janvier 2011

Compétition «mathématico-musicale»

Une compétition toute en couleur

Aujourd’hui, j’ai fait une compétition de multiplication. J’ai séparé la classe en trois équipes. Lorsque je disais un numéro de 1 à 9, un élève de chaque équipe se levait et le premier à lever la main avait 2 secondes pour répondre avant que j'accorde un droit de réplique aux autres équipes. Non content de l’enthousiasme manifesté par les élèves, j’ai mis de la musique entraînante pour épicer la compétition. L'activité a atteint son apogée lorsque j’ai demandé aux élèves de frapper dans leurs mains en suivant le rythme de la musique pour avoir le droit de répondre.

Cette activité sert à développer les connaissances des multiplications. Par ailleurs, l’aspect compétitif pousse de nombreux élèves à vouloir s’améliorer. D’autre part, cette activité est d’autant plus pertinente lorsqu’on est à une étape de l’année pendant laquelle les multiplications sont présentes en mathématique. Finalement, la musique permet aux élèves de bouger, de s’amuser en apprenant et d’apprendre à suivre le rythme. À refaire !

samedi 15 janvier 2011

Situation d'apprentissage

Événement marquant: Cette semaine, j'ai enseigné en univers social la Révolution Tranquille. J'avais prévu une période de 45 minutes à une heure pour ma situation d'apprentissage. Cependant, comme le temps ne me le permettait pas, je n'ai pas eu la chance de terminer en une période. Étant donné que l'horaire de la semaine était très chargé, j'ai dû reprendre la situation d'apprentissage deux jours après. Avant de continuer la matière, j'ai questionné les élèves à propos de celle que nous avions déjà vue. Les élèves ont participé et ont répondu correctement à mes questions. En fait, j'ai été surprise de constater qu'ils avaient si bien compris ce que je leur avais enseigné. De plus, nous avions discuté brièvement de Hitler lors de la première période avec l'aide de mon enseignante associée. J'ai été suprise lorsqu'une élève m'a dit qu'elle avait fait une petite recherche sur Internet à propos de Hitler et qu'elle avait regardé une petite partie du film la Liste de Schindler sur Youtube.
J'étais fière que mon enseignement avait fonctionné et que j'avais réussi à susciter leur intérêt. D'ailleurs, lors du contrôle de vendredi, j'ai posé trois questions sur la Révolution Tranquille afin de m'assurer encore une fois de leur compréhension. En général, cette section du contrôle a été particulièrement bien réussie.

vendredi 14 janvier 2011

Événement marquant: Mon évnénement marquant de la journée a été lorsque les élèves et moi sommes allés à la bibliothèque. C'était la première fois que ma maître-associée me laissait seule avec la classe et je redoutais cet instant. Je me disais que les élèves seraient probablement très indisciplinés si leur enseignante n'est pas présente. À ma grande surprise, ils ont été très silencieux et respectueux des consignes. Évidemment, en début de période, ils voulaient tester mes limites et placotaient, mais ils ont vite compris que j'applique les mêmes règles que leur enseignante. Bref, ils ont été très respectueux et j'ai bien aimé ma première expérience seule avec les élèves. J'ai déjà hâte de recommencer.

Interprétation:
Je crois que tranquillement les élèves me considèrent comme une enseignante. Je comprends que je ne peux pas remplacer leur enseignante et je ne veux pas le faire, mais je suis contente de voir qu'ils ne me considèrent pas comme leur ami. J'imagine que c'est souvent le problème des stagiaires qui tentent d'être trop «cool» et je ne veux pas que cela se produise avec moi.

Les mots de vocabulaire

Tout au long de la semaine, les élèves ont une liste de mots à étudier. En matinée, le vendredi, après le contrôle des verbes et des tables de multiplications, les élèves ont le «concours de vocabulaire». Chaque élève s'asseoie sur son pupitre et l'enseignante leur demande, à tour de rôle, d'épeller un des mots de vocabulaire. Lorsqu'un élève n'épelle pas un mot de la bonne façon, il s'asseoie sur sa chaise et fait du travail personnel. Elle les passe à tour de rôle jusqu'à ce qu'il ne reste plus de mots de vocabulaire. Les élèves qui reste voient leur nom affiché sur le tableau pour la semaine. Toutefois, le concours ne s'arrête pas là; l'enseignante demande aux quelques élèves restant d'épeller des mots du dictionnaire qu'elle sélectionne au hasard. L'élève qui reste le dernier «en vie» a le privilège d'essayer de «tuer» l'enseignante en lui demandant à son tour des mots du dictionnaire.
Cette activité rend beaucoup plus amusant le fait de devoir étudier les mots de vocabulaire et les élèves prennent plaisir à faire ce concours, ce qui les motive plus à étudier leurs mots au courant de la semaine pour avoir le privilège d'essayer de «tuer» leur enseignante!

jeudi 13 janvier 2011

Sous-groupes

Comme la classe est composée de cinquièmes et sixièmes années, l’enseignante sépare à l’occasion la classe en deux. Pendant que les cinquièmes font du travail personnel (ex : feuille de français sur le groupe du nom) les sixièmes se regroupent autour d’une table avec l’enseignante pour une séquence d’enseignement plus adaptée à leur niveau. À la période suivante, les tâches s’inversent (6e en travail personnel et 5e en groupe).

Je trouve cette façon de procéder efficace et bien adaptée à la situation de la classe. Cela permet de mieux cibler les difficultés des élèves des différents niveaux et d’ajuster nos interventions en conséquence. Je pense qu’il serait aussi possible d’adapter cette façon de procéder à un groupe régulier. Il s’agit encore une fois de séparer le groupe en deux et travailler à tour de rôle avec chacun des groupes. En travaillant avec un moins grand nombre d’élèves à la fois, on peut plus facilement susciter la participation des élèves généralement moins actifs lors des périodes avec tout le groupe. Enfin, cela peut permettre de mettre en évidence certaines difficultés qu’une séquence d’enseignement traditionnelle n’aurait peut-être pas révélées.

Abolition des rangs

Description de l'évènement marquant: Le directeur à l'école où je fais mon stage était directeur dans une école secondaire auparavant et il est arrivé avec un bagage professionnel teinté par ce milieu où l'autonomie chez les élèves est acquise. Ayant à cœur le développement de l'autonomie des élèves, il a décidé d'abolir les rangs traditionnels dans l'école. Donc, que ce soit le matin, le midi ou à la récréation, les élèves ne prennent jamais de rangs, ils entrent de manière progressive dans l'école. Pareillement lorsque les élèves circulent dans l'école.

Impacts: Selon moi, l'abolition des rangs peut favoriser le développement de l'autonomie des élèves, car ils sont responsables de leurs déplacements. Par cette décision, un message de confiance envers les élèves est lancé. Cependant, la rentrée dite progressive peut engendrer des problèmes si elle est mal enseignée et mal gérée. Par contre, dans cette école, l'abolition des rangs est une réussite. Après avoir vécu des expériences dans des écoles avec rangs, je peux affirmer que la rentrée progressive est fantastique. Finis d'attendre que les élèves forment deux lignes bien droites sans parler avant de pouvoir entrer dans l'école ou de circuler dans les corridors!

Rien ne remplace un bon exemple!

Alors que j'utilisais le tableau blanc interactif (TBI) de notre classe pour corriger un devoir de géométrie, certains élèves, pensant qu'un losange avait plus que 2 axes de symétrie, sont venus les ajouter sur le TBI. Malgré une discussion, le doute persistait...
Afin qu'ils prennent conscience de leur erreur et que les nouveaux axes proposés n'en étaient pas, j'ai découpé un losange dans une feuille cartonnée, puis je leur ai montré, par pliage, que les 2 parties n'étaient pas exactement superposables. Même les élèves qui doutaient encore ont été convaincus.
Rien ne remplace un exemple concret!
Description d'un événement marquant: Aujourd'hui, j'ai animé un cours sur les diagrammes à bandes. Pour me venir en aide, je m'étais préparée une affiche avec un diagramme à bandes. Les élèves devaient alors faire un diagramme à bandes en s'inspirant du modèle que j'avais conçu. Certains m'ont félicitée, car ils trouvaient mon affiche très réussie. Ils me posaient des questions du genre «combien de temps ça t'as pris?» ou «comment as-tu fait pour que ça soit aussi droit?». J'étais alors très flattée de constater que les élèves avaient remarqué les efforts que j'avais mis pour préparer ce cours.

Interprétation et impacts sur l'élève: Cet événement me donne envie de m'investir pour préparer mes cours. Si les élèves ont le soucis du détails, cela me stimule à m'appliquer et m'impliquer encore plus. De plus, si les élèves savent que je m'applique et que je prends de mon temps pour eux, ils auront peut-être le goût de s'investir à leur tour. Il est toujours plus stimulant pour les enfants lorsqu'il y a un modèle bien effectué devant eux, puisqu'ils tentent de reproduire celui-ci.

mercredi 12 janvier 2011

Rencontre avec l'orthopédagogue

Événement marquant: Aujourd'hui, mon enseignante et moi avons rencontré l'orthopédagogue afin de compléter un questionnaire pour poser la candidature d'une élève de la classe dans une école spécialisée, soit l'école secondaire Vanguard. Cette école décide des admissions en prenant compte du questionnaire complété par les professionnels qui rencontrent régulièrement l'élève. Ce questionnaire comporte des questions sur le rendement académique (forces et faiblesses), l'attitude face à l'école, le comportement en général et certaines compétences transversales.
Interprétation: J'ai trouvé cette expérience très enrichissante, car elle m'a permise de constater l'ampleur de la tâche. Il fallait avoir des preuves à l'appui, des exemples lorsqu'on commentait une question en particulier. Il s'agit d'un questionnaire d'une quinzaine de pages. De plus, il est intéressant de voir l'importance de la collaboration entre l'enseignante et l'orthopédagogue pour que le suivi et l'évaluation de l'élève soit le plus représentatif et le plus complet possible.

AUtonomie et TBI

Aujourd'hui, les élèves ont fait la correction de leurs devoirs sur le tableau blanc interactif (TBI) de façon très autonome. Ceci s'est fait en trois étapes.

1. L'enseignante a entamé la correction des devoirs avec les élèves au TBI.

2. Quelques numéros ont ensuite été corrigés par des élèves choisis par l'enseignante qui allaient au TBI.

3. Tout le reste a été corrigé par les élèves qui se choisissaient entre-eux pour aller à tour de rôle au TBI.

Les élèves semblaient très investis par cette tâche qui contribue sans doute au développement de leur sentiment d'efficacité personnelle.

Vive l'autorégulation!

La récré poupoune.

Les filles de la classe dans laquelle je me trouve ( en 6e année) avaient du mal à trouver leurs marques en début d'année et étaient plutôt effacées dans la classe. En effet, la présence de plusieurs garçons ayant beaucoup de personnalité et de l'énergie à revendre faisait en sorte que les élèves filles de cette classe avaient du mal s'affirmer.
Mon enseignante a eu l'idée de leur réserver, une fois par mois, une récréation de filles: la récréation poupoune. Elles décident de l'activité qu'elles souhaitent partager entre filles : scrapbooking, gymnastique, musique, film etc. Depuis ces récréations poupoune, les liens se sont tissés et les filles s'épanouissent davantage dans la classe.
Quelle heureuse initiative!

Corriger le français oral des élèves par un code.

Description concrète de l’évènement marquant : Un élève s’adresse à l’enseignante en commençant sa phrase par « si j’aurais ». Au lieu de la reprendre en lui disant un commentaire, l’enseignante fait un signe avec sa main indiquant à l’élève qu’une erreur de français a été commise. L’élève se rend compte de son erreur et s’autocorrige en recommençant sa phrase par « si j’avais ». (À noter que le signe de la main inventé par l’enseignante est connu ainsi que compris des élèves puisqu’elle l’utilise à chaque fois qu’une erreur de français à l’oral est commise.)

Impact chez les élèves : Le signe de la main, comme code indiquant une erreur, est un message subtil ayant une connotation plus positive que d’indiquer l’erreur à l’élève oralement. À long terme, ce moyen affectera moins l’estime de soi. Aussi, utilisé fréquemment, le signe de la main permet d’améliorer la qualité du français des élèves significativement.

Impact chez l’enseignante : Ce type d’intervention est rapide et n’interrompt pas le rythme de l’activité en cours. Aussi, cela diminue le nombre d’interventions fait oralement au quotidien ce qui pour un enseignant peut devenir épuisant. En utilisant un signe, l’enseignant ne risque pas de donner la réponse à l’erreur commise par l’élève. Ce dernier apprend à se corriger par lui-même, donc l’apprentissage est mieux intégré.

Grandes nouvelles

Événements marquants 11/01/11

C’est le retour en classe des élèves aujourd’hui à l’école Saint-Étienne. Un nouvel élève s’est ajouté au groupe de 5-6e année. Il a fait connaissance avec les autres enfants qui l’on accueillit chaleureusement. Je n’ai pas encore eu la chance de créer un contact avec lui, mais je porterai une attention particulière à celui-ci afin qu’il s’intègre le mieux possible au groupe.
Cet après-midi, pendant que la classe était en anglais, la psychoéducatrice, mon enseignante-associée et moi avons rencontré un pédopsychiatre qui travaille avec un de nos élèves depuis quelque temps. Celui-ci voulait nous poser quelques questions au sujet du comportement de l’élève en question afin de l’aider à poser son diagnostique : l’élève souffre d’un trouble envahissant du développement. Cette annonce confirme les doutes que plusieurs membres du personnel avaient à son sujet.
Ces deux événements peuvent troubler le climat de la classe pour la seconde moitié de l’année. Comme je commence mes prises en charge graduellement demain, je devrai être à l’écoute des élèves et réagir promptement aux problèmes qui pourraient survenir.
Description d'un événement marquant: Aujourd'hui, je surveillais les enfants à leur casier lorsqu'ils s'habillaient pour aller à la récréation. J'ai remarqué que ce sont toujours les mêmes qui parlaient et même lorsque je leur demandais gentiment d'être silencieux, ce n'étaient pas tous les élèves qui obéissaient. Après plusieurs avertissements, j'ai du interpeller un enfant avec un ton de voix plus élevé. Il m'a regardé dans les yeux et il semblait comprendre qu'il ne pourrait pas «niaiser» longtemps avec moi.

Interprétation et impacts sur l'élève: Je crois que cet événement a un impact positif sur l'élève, puisqu'il a vu qu'il devait suivre les mêmes règlements avec moi. Je pense qu'il est très rassurant pour un enfant de se sentir encadré et de sentir que l'enseignante ne se laisse pas marcher sur les pieds. Avec des interventions rigoureuses comme celle-ci, les enfants gagneront confiance en moi, puisqu'ils constateront que j'ai la situation en main.

Formation d'équipes

Mon enseignante associée voulait trouver une façon de faire des équipes pour un travail en français. Elle ne voulait pas que les élèves choisissent leur partenaire puisqu'ils se seraient mis avec leurs amis et auraient préféré parler au lieu de travailler. Elle ne voulait pas non plus faire elle-même les équipes puisque cela entraîne la plupart du temps des «ah non, pas avec elle (ou lui)». Elle leur a donc demandé de choisir un texte parmi les quatre proposés. Lorsque chaque élève a décidé du texte sur lequel il voulait travailler, elle a demandé à ceux qui voulaient travailler sur le premier texte (et les autres ensuite) de se lever. Ils devaient, par la suite, se placer en équipe de deux avec quelqu'un qui avait fait le même choix qu'eux.
À ma grande surprise, plusieurs n'avaient pas fait le même choix que leurs amis et la grande majorité des élèves se sont mis en équipe avec des gens avec lesquels ils travaillaient moins souvent. De plus, puisqu'ils avaient choisi leur sujet, ils étaient plus motivés et puisqu'ils n'étaient pas nécessairement avec leurs amis, leurs discussions tournaient la plupart du temps autour du travail à effectuer.

motivation

Aujourd’hui, j’animais une activité de français en classe et lors que les élèves se sont mis à la tâche, je me suis rendu compte qu’un des élèves faisait tout sauf le travail demandé. Je suis allée le voir pour savoir pourquoi il ne faisait pas ce qu’il lui avait été demandé et il m’a répondu que ce travail ne l’intéressait pas et qu’il ne trouvait «ça poche». Je lui ai donc demandé de me dire quel type de travail l’intéressait. Il m’a répondu qu’il aimait quand il devait effectuer des grands projets en groupe et qu’il aimait les activités où il y avait de la manipulation.

Cette discussion m’a rappelée l’importance de faire de la différenciation pédagogique. Si nous enseignons toujours de la même façon, beaucoup d’élèves ne seront pas motivés en classe et cela va avoir des répercussions sur leur comportement. De plus, si nous ne faisons pas de la différenciation pédagogique, nous allons avoir beaucoup plus de gestion de classe à faire et cela n’est pas à notre avantage.

mardi 11 janvier 2011

Évènement marquant

Un petit garçon dans ma classe ne semble pas très motivé par l'école.
Il affirme même ne pas aimé l'école. Cet enfant éprouve des difficultés en français et il a des problèmes de comportement.

Aujourd'hui, nous faisions une activité d'écriture. J'ai donc décidé de faire de la différenciation et de lui permettre d'écrire son texte à l'ordinateur. Il était content et même motivé à écrire. Assise à ses côtés, je l'ai aidé et guidé tout au long de l'écriture. Ce fut un beau défi.
Description d'un événement marquant: Étant donné que je suis nouvelle dans l'école et que je ne connais pas le fonctionnement parfaitement, certains élèves ont tenté de profiter de la situation. Sachant que ma maître associée autorise les élèves à aller aux toilettes, j'ai donc fait la même chose. Par contre, nous étions au premier étage où se situe la toilette pour les enseignants. Ne sachant pas ce détail, j'ai donc autorisé trois élèves à aller aux toilettes pour finalement réaliser qu'ils n'avaient pas le droit.
Interprétation et impacts sur l'élève: Il faut vraiment être conscient que les élèves essaieront d'avoir des privilèges qu'ils n'ont pas avec leur enseignante. Par contre, pour ma part, je dois me montrer ferme et dire non si je suis dans le doute. L'impact sur les élèves est qu'ils tenteront probablement de profiter de la situation à nouveau, puisque cela a fonctionné la première fois.

Droit de parole

Description d'un événement marquant: Un des élèves de la classe est très bavard et il a de la difficulté à respecter le droit de parole.Gras Lors d'un enseignement en grand groupe, il passe souvent des commentaires sans que je lui ai accordé le droit de parole. En fait, il lève sa main, mais il n'attend pas que je l'autorise à parler. Pour remédier à cela, j'ai fabriqué un micro en papier d'aluminium afin qu'il serve de symbole concret pour prendre la parole. Je garde le micro près de moi lors des périodes d'enseignement en grand groupe et je lui donne seulement lorsque je lui accorde le droit de parler. La consigne est donc claire: il n'a pas le droit de parler tant qu'il n'a pas ce micro en mains.
Interprétation et impacts sur l'élève: Comme je viens tout juste d'instaurer ce moyen avec lui, je ne sais pas encore s'il sera efficace. Selon moi, il y aura probablement une amélioration quand à la fréquence de ses interventions non permises après un certain temps d'adaptation. Le fait d'utiliser un objet sera plus concret et représentatif pour lui.

lundi 10 janvier 2011

Responsabilités du mois

L'enseignante colle au tableau différents panneaux avec les responsabilités du mois.
Le facteur : fait les courses, s'occupe des absences
L'équipe M.Net : responsable de la propreté: tableaux, bureaux ainsi que des objets perdus et du recyclage.
Le maître des clés : pose une énigme à la classe chaque semaine.
Le DJ : lors de la période de ménage du vendredi, il fait écouter la musique de son choix.
Le branché : fait connaître des sites Internet intéressants.
Le comité fêtes : s'occupe de préparer l'anniversaire de chaque élèves ( cartes...)
Le laitier : va chercher le lait et rapporte les berlingots vides.
Le photographe officiel : prend en photo les événements importants pour l'album des finissants.

L'enseignante a une «banque» de 16 responsabilités qu'elle fait varier au cours de l'année( certaines sont présentes chaque mois). Elle tire au sort les noms des élèves. Le 1er élève tiré peut choisir sa responsabilité. Il va inscrire son nom à côté de l'activité choisie. Si certains ne veulent pas participer, ils ont le droit de s'abstenir et de laisser la place à d'autres. Seul impératif : ne pas prendre la même responsabilité 2 fois de suite. Les élèves doivent faire preuve d'initiative, mais à bon escient (exemple : s'occuper du bac à recyclage lorsqu'il est plein, nettoyer le tableau au moment opportun).

Réflexion personnelle: au niveau de la compétence transversale d'ordre personnel et social structurer son identité et coopérer, cette démarche est intéressante. Outre les responsabilités classiques, certaines responsabilités comme le branché ou le maître des clés peuvent donner des idées pour d'autres responsabilités originales, enrichissantes et attrayantes.
Description concrète d'un événement marquant: L'enseignante, pour enseigner les fractions, a mis l'accent sur la compréhension plutôt que sur l'application d'une formule précise. En fait, elle préférait que les élèves comprennent que signifie, par exemple, 1/3 de 90 plutôt que de leur dire de diviser 90 par 3. Elle leur a demandé de s'imaginer dans leur tête ce qu'il faudrait faire pour trouver le 1/3 de 273. Certains ont alors mentionné qu'il faudrait séparer 90 en trois paquets tandis que d'autres ne comprenaient pas. Pour permettre à un plus grand nombre d'élèves de comprendre, elle a alors utilisé une autre méthode, soit un schéma. Ainsi, elle permettait aux élèves visuels de mieux comprendre le concept de partage dans la fraction. Finalement, elle a donné un autre exemple plus simple (1/3 de 9) pour les élèves qui considéraient que le nombre 273 était «gros».
Interprétation et impacts sur les élèves: Étant donné que l'enseignante utilise différentes méthodes pour enseigner un même concept, il est plus probable que tous les élèves comprennent. Ainsi, chaque type d'apprenant à la chance de choisir la méthode qui lui semble la plus efficace. Je considère qu'il est très pertinent d'enseigner différentes méthodes pour résoudre un problème surtout lorsqu'il s'agit d'un concept aussi complexe que celui des fractions. Bref, il est important de vérifier la compréhension des élèves plutôt que de leur enseigner comment trouver «la bonne réponse».

Une transition; l'entrée en classe

Description concrète d'un événement marquant: Au début de la journée, l'enseignante a expliqué aux élèves qu'ils devaient attendre l'autorisation avant d'entrer dans la classe. Dans le corridor, elle leur a demandé de mimer la routine du matin de la meilleure façon qu'ils le pouvaient. Le droit de parler était donc clairement interdit. Comme récompense, les élèves qui effectueraient la routine rapidement et sans parler obtiendraient dix points supplémentaires (le système d'émulation). Les élèves ont tous bien réussi le défi. D'ailleurs, l'enseignante a pris le temps de leur faire remarquer que la routine leur avait pris environ quatre minutes alors qu'elle leur prend habituellement au moins une dizaine de minutes.
Interprétation et impacts sur les élèves: Bien entendu, ce moyen a très bien fonctionné, mais celui-ci ne peut être utilisé efficacement à tous les jours. Selon moi, si ce moyen est utilisé trop souvent, les élèves s'attendront toujours à avoir des récompenses (dans ce cas-ci, des points) pour bien agir lors de la routine du matin. En prenant le temps de faire remarquer aux élèves qu'ils perdent énormément de temps lorsqu'ils parlent entre eux au moment de la routine, l'enseignante a sûrement fait comprendre aux élèves l'importance et la nécessité de cette règle.

samedi 8 janvier 2011

Responsabilisation des élèves

Description concrète de l'évènement marquant: Les élèves s’assoient au sol pour la causerie. Les places n’étant pas assignées, certains élèves choisissent de s’asseoir près de leur(s) ami(s). Sachant qu'ils dérangeront, l’enseignante les prévient en leur disant : « Vous savez que ce n’est pas le meilleur choix pour vous. Donnez-vous un moyen afin d'éviter une mauvaise situation, si vous choisissez de rester là, vous serez responsables de ce choix. »
L’impact chez les élèves : Cette approche responsabilise les élèves, car ils décident de leurs actions. De plus, cela favorise l’autonomie chez les élèves, car ils apprennent eux-mêmes à faire les bons choix pour eux afin d’éviter les réprimandes.
L’impact chez l’enseignante : Cette approche diminue les interventions négatives auprès des élèves. L’enseignante n’a pas à constamment avertir les élèves ce qui devient épuisant à faire quotidiennement.