Libellés
lundi 31 janvier 2011
L'approche de JAME
AUjourd'hui, j'ai appliqué une approche pédagogique apprise chez J'apprends Avec Mon Enfant, un organisme d'alphabétisation. L'approche? Le plaisir.
Après une courte présentation sur les connecteurs temporels, j'ai demandé à la classe de composer une journée de rêve en sept phrases devant toutes commencer par un connecteur temporel. J'étais le scripteur au TBI.
Résultat?
Nous avons fait du bungee, sommes allés aux toilettes chez McDonald, avons monté en bicyclette jusque sur le toît de notre maison au sommet du mont Blanc, etc. J'ai rarement vu des élèves trépigner aussi intensément parcequ'ils voulaient participer à une activité. J'ai dû rappeler à un élève de respirer (en blaguant) tellement il était rouge!
Début de ma SAE!
J'ai débuté ma SAE en classe aujourd'hui. J'ai l'impression que les élèves ont beaucoup aimé ce que je leur ai proposé. C'est encourageant!
Toutefois, je dois avouer que c'est beaucoup de travail! J'ai réalisé en effectuant la planification de la mise contexte de ma SAE que pour qu'une SAE fonctionne, il est impératif qu'elle soit bien préparée...Cela va de soit me direz-vous, mais prenez garde camarades! Le faire pour vrai, c'est quelque chose. Avez-vous commencé la vôtre? Lorsque j'ai annoncé à d'autres enseignantes de l'école que je devais effectuer une SAE, certaines m'ont regardées avec de grands yeux et elles n'avaient pas l'air de m'envier du tout...C'est donc avec appréhension que je me lançais aujourd'hui dans la première phase de la SAE que j'avais choisi.
Je ne partage pas l'avis des enseignantes qui ne m'enviaient pas du tout de débuter une SAE. Je trouve que les SAE sont très significatives dans l'apprentissage des élèves puisqu'elles favorisent mon concept préféré en éducation; l'interdisciplinarité. Quel beau mot!
Je trouve qu'il est très bénéfique pour l'élève de faire des maths lorsque ce n'est pas nécessairement la période de math, de faire du français lorsque ce n'est pas la période de français, etc. Cela le met en contexte réel et requière son investissement. Il est aussi plus facile de motiver les élèves en difficulté puisqu'ils n'ont pas ''l'impression'' de faire des mathématiques par exemple.
J'espère continuer sur cette belle lancée!
Le participe passé: leçon 1 par modelage
Construction d'une tour
vendredi 28 janvier 2011
Aujourd'hui j'ai fait une activité en mathématiques sur le repérage cartésien. Au cours de l'activité, les élèves devaient, à l'aide de cartes géographiques, situer certains pays. Il devait trouver le couple de coordonnées qui correspondaient au lieu mentionné. Cette activité m'a vraiment fait prendre conscience de l'importance de la différenciation dans l'enseignement. En fait, certains élèves ont compris très rapidement le système de repérage d'une carte géographique, soit nord, est, sud et ouest. Par contre, d'autres, même après plusieurs explications, ne comprenaient toujours pas comment se situer sur une carte géographique.
Selon M. David, il aurait été préférable de montrer un exemple d’un système de repérage à 2 quadrants plutôt que de passer directement à la carte géographique qui est un système à 4 quadrants. J’approuve ses propos, car j’imagine que cette transition entre les systèmes à 1 quadrant et les systèmes à 4 quadrants aurait augmenté la compréhension de l’activité. Ainsi, la différence entre les élèves aurait été moins grande.
Si vous avez des idées de système de repérage à 2 quadrants, je les prendrais avec joie. Merci.
jeudi 27 janvier 2011
Rencontre avec l'équipe-école
C’est le modèle d’une équipe d’enseignants engagés dans l’amélioration de leur pratique. Ils sont un modèle d’ouverture aux changements et de collaboration active. Les échanges que j’ai observés m’ont impressionné par leur pertinence et par l’écoute des participants. J’espère avoir la chance de collaborer avec des gens aussi professionnels et engagés que ceux de l’école Saint-Étienne.
Compétence 11 : s’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.
Le développement professionnel est une compétence essentielle qu’il faut développer tout au long de sa carrière. C’est une manifestation de rigueur et de professionnalisme. Il faut sans cesse se remettre en question pour améliorer et mettre à jour ses façons de faire. De faire cet exercice collectivement est d’autant plus enrichissant, car il permet de partager ses expériences avec ses paires et de développer une unité dans les pratiques de l’équipe-école.
L'univers social dans un milieu multiethnique
Aujourd’hui, c’était la première fois que j’animais une activité en univers social dans ma classe. Le thème traité présentement est la démocratie. Les élèves possèdent un cahier d’activité accompagné d’un manuel. Je m’apprêtais à faire un cours plutôt magistral suivi d’une période d’activité sur la matière vue en équipe, mais la période s’est déroulée autrement. Étant donné l’important mélange ethnique dans ma classe, les opinions quant à la démocratie sont multiples dus aux mentalités véhiculées dans leurs familles et pays d’origine. Donc, je me suis adaptée et j’ai discuté avec les élèves durant toute la période. Les échanges étaient si riches et captivants que mon intention d’apprentissage a été atteinte.
Mise au point avec un élève
mercredi 26 janvier 2011
1. Un bon questionnement est susceptible de modifier le déroulement de l’activité.
2. Le questionnement augmente l’engagement des élèves.
3. Grâce au questionnement, les élèves découvrent des choses qu’ils ne savaient pas qu’ils savaient.
matériel didactique
La cabane d'hirondelles (suite et fin)
Révision de texte à partir des erreurs d’élèves
Cette modélisation à partir des erreurs d’élèves est une façon très intéressante de travailler la révision d’un texte. De cette façon, les élèves se sentent plus concernés que par un exemple fictif. De plus, cela engage vraiment les élèves qui veulent aider une autre personne à corriger sont texte. Ils sentent que ce qu’ils font a de l’importance pour quelqu’un et pour eu même lorsque c’est leur texte qui est corrigé par le groupe.
Dans n’importe quelle matière, il est important de s’attarder aux erreurs des nos élèves. Ce ne sont pas les bonnes réponses qui font apprendre. L’analyse d’erreur permet aux élèves de construire une meilleure compréhension de la matière et même les élèves qui avaient la bonne réponse apprennent des erreurs des autres. C’est une pratique que j’ai l’intention d’adopter dès maintenant. Lors de mes prochaines prises en charge, j’aurais cette réflexion en tête. J’en tiendrai compte également dans mes planifications (C6). De prévoir les erreurs potentielles m’aidera à mieux intervenir afin de favoriser le mieux possible l’apprentissage des élèves.
Observation dans autre classe
En début de journée, les élèves ont toujours une période libre où il peuvent lire ou dessiner. Cela crée un climat de détente qui par la suite aide les élèves à se concentrer sur les activités académiques. Souvent, l’enseignante invite les élèves à s’assoir en cercle autour d’elle pour une discussion avant ou après une tâche ou un projet. C’est une excellente façon d’amorcer l’activité ou de faire un retour sur celle-ci. Le fait d’installer les élèves ainsi rend l’atmosphère propice à la discussion et à l’ouverture. J’ai remarqué que cela rend les élèves très attentifs et actifs dans la discussion.
Aujourd'hui, un enfant a fait un geste qui ma fait sortir de mes gonds! Juste avant de sortir pour la récréation, j'ai vu un de mes élèves donner un coup de poing dans le ventre d'un autre élève. Pour moi, ce genre de comportement est inacceptable. Puisque j'allais sortir avec les enfants, car je surveillais, j'ai automatiquement dit à l'enfant d'un ton assez ferme que je n'acceptais pas ce genre de comportement et puisque mon enseignante restait dans la classe, j'ai aussi tôt dit à mon enseignante que l'élève était pour rester avec elle lors de la récréation. En revenant, j'ai parlé avec l'enfant. Mon enseignante aussi a parlé avec lui.
Je crois que dans ce genre de situation, il est plus qu'important de montrer notre autorité et de bien se faire comprendre. Il faut aussi apprendre à faire gérer nos impulsions pour ne pas sur réagir.
mardi 25 janvier 2011
Une rencontre enrichissante!
Modifier sa planification
Aujourd'hui, lorsqu'ils ont eu à faire les problèmes de Défi, plusieurs ont fait des liens avec ce que nous avions vu la semaine dernière et la plupart des élèves ont assez bien réussi les problèmes.
Cette situation m'a démontré l'importance d'être capable de modifier sa planification si l'on sent que les élèves ont besoin de travailler plus longtemps sur une notion en particulier.
Petit mensonge
lundi 24 janvier 2011
Le rythme des élèves et de l'enseignante
À l’université, nous apprenons à quel point il est important de prendre le temps de bien expliquer les différents apprentissages et de suivre le rythme des élèves afin que tous aient le temps de bien assimiler. Cependant, voilà que je suis en train de faire un nouvel apprentissage à propos du même concept. Mon enseignante m’a fait remarquer que de prendre trop de temps lors d’un enseignement diminuait la concentration et motivation des élèves. Les élèves doivent s’habituer à suivre l’enseignante et non toujours l’inverse.
J’ai appliqué cette technique et je suis surprise des résultats. Dès leur entrée le matin, les élèves discutaient entre eux et prenaient du temps à s’installer, c’est alors que j’ai commencé mon amorce, et ce, sans avoir l’attention de tous. Immédiatement, les élèves se sont aperçus qu’ils manquaient des informations, ils se sont rapidement placés et mis à la tâche. Ils ont alors compris que je dirigeais l’activité et ils devaient suivre. Évidemment, cela ne veut pas dire de ne pas répéter lorsque les élèves ne comprennent pas ou de ne pas prendre plus de temps pour expliquer un élément, il faut s’adapter. En suivant le rythme de l’enseignante, les élèves se sentiront plus encadrés. Aussi, pour des élèves de 6e année, cela les prépara au secondaire où le rythme des cours est plus rapide qu’au primaire.
Pas de repos durant une journée pédago
C’était une journée pédagogique aujourd’hui à mon école. Mon enseignante associée étant absente pour la journée, j’ai dû assumer les tâches au menu. C’était la première fois que je me retrouvais seule dans la classe à travailler aussi longtemps sur la planification et j’ai trouvé cela motivant d’être dans la classe au milieu de tout le matériel. J’ai pu fouiller plus en profondeur dans les livres et guides que mon enseignante possède, et ce, à mon rythme ce qui n’est pas toujours possible par manque de temps. De plus, je devais regarder des catalogues pour commander des livres, faire des appels pour de futures sorties, etc. J’ai découvert d’autres tâches au métier d’enseignant qui ne sont pas souvent exploitées en tant que stagiaire. J’ai adoré l’expérience et d’avoir passé la journée seule dans ce contexte m’a fait sentir comme une « vraie » enseignante. Aussi, je constate à quel point la profession d'enseignant ne s'arrête pas à l'action d'enseigner, il y a tellement de trucs à faire et à penser, c'est fou!
Une journée imprévue
Panne d'électricité = Plan B
Suis-je claire ou non???
Jeudi le 20 janvier, j'ai fait une activité sur les fractions en math. En tant qu'adulte, une notion peut nous paraître très simple, mais pour des enfants très complexes. Lors de mon activité, je me suis rendu compte que les élèves ne comprenaient toujours pas qu'une fraction en quelque sorte une division et cela même si je leur montre par un dessin. Lorsque mon enseignante associée est entrée dans la classe, je lui ai demandé de l'aide, car je ne voyais plus comment expliquer la fraction. On regarde ensemble vite vite ce que j'ai fait et elle se fâche. Elle regarde les élèves de la classe et leur dit de se réveiller, car, selon elle, je ne pouvais pas être plus claire. Par la suite, les élèves se sont réveillés et tout allait bien. Finalement, je dis aux élèves:« si Brooke avait 28 crayons et qu'elle a perdu le 1̷ 7 de ses crayons et combien de crayons Brooke à perdu si 1̷ 7 représente 4 crayons? » Les élèves ne comprenaient pas qu'ils devraient faire une soustraction pour trouver la réponse. À ce moment précis, mon enseignante c'est enragé. Elle leur a fait un de ces sermons!!!!
Moi qui n'ais pas très expérimentée, je croyais que je n'étais pas du tout claire, donc je me remettais en question. L'enseignante ma dit que parfois, il est important de remettre les pendules à l'heure avec eux, car sinon ça n'avance pas. Il est donc important de faire la différence entre un enfant paresseux et un enfant qui ne comprend réellement pas.
dimanche 23 janvier 2011
Compétences informationnelles des enseignants
Nos élèves, illettrés numériques...
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/editorialistes/francois-cardinal/201101/14/01-4360295-nos-eleves-illettres-numeriques.php
Qu'en pensez-vous ? Cet article peut alimenter votre réflexion sur le développement de votre compétence 8.
jeudi 20 janvier 2011
Projet reptile
Ce type de projet suscite des réactions tout à fait uniques chez les élèves. Ceux-ci adoptent soudainement un comportement exemplaire pour ne pas faire vivre de stress à ces animaux fragiles. De plus, ils sont tous extrêmement intéressés par tout ce qui concerne leurs nouveaux compagnons de classe. J’ai aussi observé des signes d’ouverture chez certains élèves normalement moins impliqués dans les activités du groupe. Enfin, mon enseignante-associée me confit qu’elle n’a eu aucun problème majeur de comportement avec ses élèves depuis qu’elle inclut des animaux vivant à ses activités d’apprentissage.
Saine compétition
Voici une activité de lecture simple et fort intéressante à réaliser en groupe.
Un élève commence à lire lorsque l'enseignant lui touche l'épaule. L'enseignant se promène dans la classe et lorsqu'il touche l'épaule d'un autre élève, ce dernier prend la relève, ainsi de suite. Cette activité maintient efficacement l'attention des élèves.
Voilà!
mercredi 19 janvier 2011
élèves à troubles
J'ai donc décidé de poser mes limites dès le début. Toutefois, après plusieurs tentatives (avertissements, changements de place, utilisation du système d'émulation du groupe), rien ne s'améliora vraiment et j'avais l'impression de perdre mon temps.
J'ai donc demandé des conseils à mon enseignante associée. J'ai de beaux numéros dans ma classe qui ont des problèmes de comportement assez drastiques.
Lorsque les élèves sont agités et qu'ils ne sont pas capables de travailler en grand groupe, il est préférable de les calmer en les faisant travailler seul et ce, en silence tout en leur montrant clairement son mécontentement.
Lors de mes prochaines prises en charge, j'ai le défi de ne pas me laisser affecter par leurs attitudes parfois, négatives et mesquines.
La manipulation positive
Dans ma classe de stage, il y a un élève avec des problèmes de comportement. Dès le début du stage, j’avais de grandes inquiétudes quant à notre relation. Je n’arriverais pas à voir du positif en lui, car il me mettait constamment à l’épreuve. Même après avoir appliqué des conséquences à ses actes, la situation ne semblait pas s’améliorer. À la suite de conseils donnés par mon enseignante associée, j’ai décidé de changer mon approche avec lui. Mon enseignante associée appelle cette technique de la « manipulation positive », il s’agit de tisser un lien positif très serré avec l’élève afin de l’amener à accepter notre autorité.
J’ai donc eu une discussion avec l’élève lors de laquelle je lui ai fait part de mes sentiments quant à certaines situations. Cependant, je ne l’ai pas attaqué dans cette discussion; au contraire, je lui ai dit : « Je ne te connais pas beaucoup, mais je sais qu’à l’intérieur de toi, tu es capable de bien te comporter, car tu es une bonne personne avec un bon cœur. Je le sais et j’ai confiance que tu vas me le montrer […]. » Ces quelques mots ont suffi pour voir une lumière dans ses yeux. Les jours suivants, je relevais tous ses bons coups, lui parlait de ses intérêts, lui demandait des services; bref, je lui accordais de l’attention positive. Deux semaines plus tard, j'ai développé un réel coup de coeur pour lui. Je n’ai pratiquement plus à gérer ses problèmes de comportements et lorsque je sens une rechute, je lui chuchote à l’oreille que j’ai confiance en lui et qu’il est capable de poursuivre ses beaux efforts.
J’ai vraiment réalisé que la perception qu’on a d’un élève se reflète sur lui. Si l’on voit du positif en lui, il le sentira et agira ainsi. Tandis que si l’on perçoit l’élève comme un cas désespéré, il risque de nous montrer exactement ce qu’on pense de lui.
Relation élève-maître
Il est important de proposer des projets qui intéressent les enfants. Ceux-ci sont donc très motivés à apprendre de façon autonome. Quand ils aiment ce qu’ils font, le climat dans le groupe s’en ressent. L’apprentissage devient agréable pour les élèves, car ils n’ont pas l’impression de faire du travail forcé. De plus, en remettant en contexte les nouvelles informations ils peuvent plus facilement réinvestir celles-ci.
La cabane d'hirondelles
Planification
Aujourd'hui, j'ai décidé de faire une SAÉ avec les élèves de ma classe. J'ai pris le temps de lire correctement ma SAE, je me suis fait une feuille de note pour me guider lors de la présentation de cette SAE. J'ai pris en note certaines questions que je trouvais pertinentes à poser pour favoriser l'activation des connaissances des élèves, etc. Dans le fond, je croyais avoir bien planifié mon activité. Lorsqu'il est venu le temps de présenter ce travail et d'embarquer dans le vif du sujet, je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à « patiner » en bon français. J'ai perdu le fil de mes idées malgré ma feuille de note et à ce moment j'ai commencé à être très stressée. J'ai malgré tout réussi à passer au travers de ce que je voulais faire , mais je peux vous cacher que j'ai eu énormément de difficulté.
Après la journée, j'ai demandé à mon enseignante de me donner des trucs pour que cet évènement ne se reproduise plus, du moins, le moins souvent possible. C'est à ce comment qu'on se rend compte que notre enseignante associée est très utile. L'expérience qu'elle a nous en dit long. Parfois, je crois que nous voyons les choses plus grosses qu'elles sont et c'est souvent cela qui nous stresse. Grâce aux conseils de mon enseignante, demain, lorsque je vais poursuivre ma SAE, je vais être encore mieux préparée et être moins stressée. J'espère que cela va avoir des résultats positifs!
Cela m'a permis d'intéresser les élèves et de les stimuler par rapport à une notion qui les motive moins. De plus, puisque l'activité était quand même facile, je pouvais demander à des élèves qui ont un peu plus de difficulté de participer sans avoir peur qu'ils ne se sentent «piégés». Après, ils étaient beaucoup plus réceptifs. Cela m'a permis de voir toute l'importance d'un bon démarreur.
mardi 18 janvier 2011
Lecture en grand groupe
Tout d'abord, je choisi un élève qui aura la tâche d'écrire les points au tableau.
Nous débutons la lecture, je pige un nom pour désigner un lecteur. Au fur et à mesure que la lecture avance, je pige de nouveaux noms.
Si l'élève continue la lecture sans se tromper (ce qu'il montre que l'élève suit bien), cela donne 1 point à «VOUS» Toutefois, si l'élève se trompe, «MOI», j'ai 2 points, parce que je joue toute seule.
Les élèves sont donc beaucoup plus motivés à bien suivre. De plus, tout au long de la lecture, je les questionne et s'ils réussissent à répondre correctement à mes questions nécessitant réflexion, ils ont des points en bonus!!!!
Démarche scientifique
lundi 17 janvier 2011
La démarche inductive
Description de l’évènement marquant : Pour la période de sciences et technologies de la semaine, j’avais préparé une expérience présentée sous forme de situation problème avec une approche inductive. Dans le cadre de cette expérience, j’avais demandé aux élèves d’écrire leurs observations sur une feuille. Cependant, les élèves étaient tellement occupés à réaliser l’expérience qu’ils ont tous omis d’écrire sur leur feuille. Plus tard dans l’activité, un élève m’a demandé à quoi servait la feuille.
Au départ, j’ai perçu ce geste de la part des élèves comme un manquement à ma consigne. Cependant, j’ai réalisé que l’élève avait raison. Les élèves étaient si motivés par l’expérience que la manipulation à elle seule était suffisante pour intégrer l’objectif visé.
échange avec une technicienne en éducation spécialisée
Plan B
dimanche 16 janvier 2011
Compétition «mathématico-musicale»
Une compétition toute en couleur
Aujourd’hui, j’ai fait une compétition de multiplication. J’ai séparé la classe en trois équipes. Lorsque je disais un numéro de 1 à 9, un élève de chaque équipe se levait et le premier à lever la main avait 2 secondes pour répondre avant que j'accorde un droit de réplique aux autres équipes. Non content de l’enthousiasme manifesté par les élèves, j’ai mis de la musique entraînante pour épicer la compétition. L'activité a atteint son apogée lorsque j’ai demandé aux élèves de frapper dans leurs mains en suivant le rythme de la musique pour avoir le droit de répondre.
Cette activité sert à développer les connaissances des multiplications. Par ailleurs, l’aspect compétitif pousse de nombreux élèves à vouloir s’améliorer. D’autre part, cette activité est d’autant plus pertinente lorsqu’on est à une étape de l’année pendant laquelle les multiplications sont présentes en mathématique. Finalement, la musique permet aux élèves de bouger, de s’amuser en apprenant et d’apprendre à suivre le rythme. À refaire !
samedi 15 janvier 2011
Situation d'apprentissage
vendredi 14 janvier 2011
Les mots de vocabulaire
Cette activité rend beaucoup plus amusant le fait de devoir étudier les mots de vocabulaire et les élèves prennent plaisir à faire ce concours, ce qui les motive plus à étudier leurs mots au courant de la semaine pour avoir le privilège d'essayer de «tuer» leur enseignante!
jeudi 13 janvier 2011
Sous-groupes
Je trouve cette façon de procéder efficace et bien adaptée à la situation de la classe. Cela permet de mieux cibler les difficultés des élèves des différents niveaux et d’ajuster nos interventions en conséquence. Je pense qu’il serait aussi possible d’adapter cette façon de procéder à un groupe régulier. Il s’agit encore une fois de séparer le groupe en deux et travailler à tour de rôle avec chacun des groupes. En travaillant avec un moins grand nombre d’élèves à la fois, on peut plus facilement susciter la participation des élèves généralement moins actifs lors des périodes avec tout le groupe. Enfin, cela peut permettre de mettre en évidence certaines difficultés qu’une séquence d’enseignement traditionnelle n’aurait peut-être pas révélées.
Abolition des rangs
Description de l'évènement marquant: Le directeur à l'école où je fais mon stage était directeur dans une école secondaire auparavant et il est arrivé avec un bagage professionnel teinté par ce milieu où l'autonomie chez les élèves est acquise. Ayant à cœur le développement de l'autonomie des élèves, il a décidé d'abolir les rangs traditionnels dans l'école. Donc, que ce soit le matin, le midi ou à la récréation, les élèves ne prennent jamais de rangs, ils entrent de manière progressive dans l'école. Pareillement lorsque les élèves circulent dans l'école.
Impacts: Selon moi, l'abolition des rangs peut favoriser le développement de l'autonomie des élèves, car ils sont responsables de leurs déplacements. Par cette décision, un message de confiance envers les élèves est lancé. Cependant, la rentrée dite progressive peut engendrer des problèmes si elle est mal enseignée et mal gérée. Par contre, dans cette école, l'abolition des rangs est une réussite. Après avoir vécu des expériences dans des écoles avec rangs, je peux affirmer que la rentrée progressive est fantastique. Finis d'attendre que les élèves forment deux lignes bien droites sans parler avant de pouvoir entrer dans l'école ou de circuler dans les corridors!
Rien ne remplace un bon exemple!
mercredi 12 janvier 2011
Rencontre avec l'orthopédagogue
AUtonomie et TBI
Aujourd'hui, les élèves ont fait la correction de leurs devoirs sur le tableau blanc interactif (TBI) de façon très autonome. Ceci s'est fait en trois étapes.
1. L'enseignante a entamé la correction des devoirs avec les élèves au TBI.
2. Quelques numéros ont ensuite été corrigés par des élèves choisis par l'enseignante qui allaient au TBI.
3. Tout le reste a été corrigé par les élèves qui se choisissaient entre-eux pour aller à tour de rôle au TBI.
Les élèves semblaient très investis par cette tâche qui contribue sans doute au développement de leur sentiment d'efficacité personnelle.
Vive l'autorégulation!
La récré poupoune.
Corriger le français oral des élèves par un code.
Description concrète de l’évènement marquant : Un élève s’adresse à l’enseignante en commençant sa phrase par « si j’aurais ». Au lieu de la reprendre en lui disant un commentaire, l’enseignante fait un signe avec sa main indiquant à l’élève qu’une erreur de français a été commise. L’élève se rend compte de son erreur et s’autocorrige en recommençant sa phrase par « si j’avais ». (À noter que le signe de la main inventé par l’enseignante est connu ainsi que compris des élèves puisqu’elle l’utilise à chaque fois qu’une erreur de français à l’oral est commise.)
Impact chez les élèves : Le signe de la main, comme code indiquant une erreur, est un message subtil ayant une connotation plus positive que d’indiquer l’erreur à l’élève oralement. À long terme, ce moyen affectera moins l’estime de soi. Aussi, utilisé fréquemment, le signe de la main permet d’améliorer la qualité du français des élèves significativement.
Impact chez l’enseignante : Ce type d’intervention est rapide et n’interrompt pas le rythme de l’activité en cours. Aussi, cela diminue le nombre d’interventions fait oralement au quotidien ce qui pour un enseignant peut devenir épuisant. En utilisant un signe, l’enseignant ne risque pas de donner la réponse à l’erreur commise par l’élève. Ce dernier apprend à se corriger par lui-même, donc l’apprentissage est mieux intégré.
Grandes nouvelles
C’est le retour en classe des élèves aujourd’hui à l’école Saint-Étienne. Un nouvel élève s’est ajouté au groupe de 5-6e année. Il a fait connaissance avec les autres enfants qui l’on accueillit chaleureusement. Je n’ai pas encore eu la chance de créer un contact avec lui, mais je porterai une attention particulière à celui-ci afin qu’il s’intègre le mieux possible au groupe.
Cet après-midi, pendant que la classe était en anglais, la psychoéducatrice, mon enseignante-associée et moi avons rencontré un pédopsychiatre qui travaille avec un de nos élèves depuis quelque temps. Celui-ci voulait nous poser quelques questions au sujet du comportement de l’élève en question afin de l’aider à poser son diagnostique : l’élève souffre d’un trouble envahissant du développement. Cette annonce confirme les doutes que plusieurs membres du personnel avaient à son sujet.
Ces deux événements peuvent troubler le climat de la classe pour la seconde moitié de l’année. Comme je commence mes prises en charge graduellement demain, je devrai être à l’écoute des élèves et réagir promptement aux problèmes qui pourraient survenir.
Formation d'équipes
À ma grande surprise, plusieurs n'avaient pas fait le même choix que leurs amis et la grande majorité des élèves se sont mis en équipe avec des gens avec lesquels ils travaillaient moins souvent. De plus, puisqu'ils avaient choisi leur sujet, ils étaient plus motivés et puisqu'ils n'étaient pas nécessairement avec leurs amis, leurs discussions tournaient la plupart du temps autour du travail à effectuer.
motivation
Aujourd’hui, j’animais une activité de français en classe et lors que les élèves se sont mis à la tâche, je me suis rendu compte qu’un des élèves faisait tout sauf le travail demandé. Je suis allée le voir pour savoir pourquoi il ne faisait pas ce qu’il lui avait été demandé et il m’a répondu que ce travail ne l’intéressait pas et qu’il ne trouvait «ça poche». Je lui ai donc demandé de me dire quel type de travail l’intéressait. Il m’a répondu qu’il aimait quand il devait effectuer des grands projets en groupe et qu’il aimait les activités où il y avait de la manipulation.
Cette discussion m’a rappelée l’importance de faire de la différenciation pédagogique. Si nous enseignons toujours de la même façon, beaucoup d’élèves ne seront pas motivés en classe et cela va avoir des répercussions sur leur comportement. De plus, si nous ne faisons pas de la différenciation pédagogique, nous allons avoir beaucoup plus de gestion de classe à faire et cela n’est pas à notre avantage.
mardi 11 janvier 2011
Évènement marquant
Droit de parole
Lors d'un enseignement en grand groupe, il passe souvent des commentaires sans que je lui ai accordé le droit de parole. En fait, il lève sa main, mais il n'attend pas que je l'autorise à parler. Pour remédier à cela, j'ai fabriqué un micro en papier d'aluminium afin qu'il serve de symbole concret pour prendre la parole. Je garde le micro près de moi lors des périodes d'enseignement en grand groupe et je lui donne seulement lorsque je lui accorde le droit de parler. La consigne est donc claire: il n'a pas le droit de parler tant qu'il n'a pas ce micro en mains.