Un petit bordel de sortie
Jeudi passé, nous avions une sortie de niveau prévue à la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours pour assister à un concert de musique de l’époque de la Nouvelle-France.
Quatre groupes d’environ 30 élèves partent donc dans deux autobus scolaire en début d’après midi. Le premier signe de complication se manifeste lorsque le directeur adjoint de l’école nous explique que notre autobus se dirigera vers le pavillon Ouest de l’école pour aller chercher un autre groupe d’élèves. Gardons en tête qu’un autobus scolaire peut accueillir 72 personnes au maximum...
En chemin vers le pavillon Ouest, le chauffeur me dit qu’il ne connaît pas l’itinéraire final du voyage. Cependant, la cacophonie causée par le piaillement incessant des nombreux élèves m’empêche de comprendre précisément ce qu’il dit. Je pense alors que le chauffeur ne sait pas comment se rendre au pavillon Ouest, mais qu’il connaît la destination finale. Arrivés au pavillon Ouest, un autre groupe d’une vingtaine d’élèves doit embarquer dans notre autobus. Après quelques instants d’hésitation, nous décidons d’accueillir ce troisième groupe d’élèves dans l’autobus déjà bruyant. Nous repartons donc, les suspensions écrasées jusqu’au plancher et le niveau sonore dans le plafond vers une destination… inconnue ! Je prends alors l’initiative de guider le chauffeur à l’aide de mon téléphone portable intelligent qui me guide vers le saint lieu.
Une planification du temps trop serrée fait en sorte que nous arrivons en retard au lieu de la sortie. En nous dirigeant vers la chapelle, nous croisons des sans-abris qui «callent», aux dires d’élèves ahuris, des bouteilles d’alcool variées à même le goulot. Une fois bien assis sur les bancs de l’église, nos élèves veulent aller aux toilettes, ils parlent, ils rient, ils bougent, ils déchirent les saints dépliants. Bref, ils font tout ce que nous avions dit de ne pas faire ! Le concert terminé, nous nous redirigeons vers le lieu où l’autobus nous a laissés pour découvrir que notre boîte roulante orange n’est pas au point de rendez-vous! Les élèves ont froid et trépignent… Nous cherchons pendant plus de 10 minutes notre autobus avant de le retrouver. Quel soulagement !
Au retour, les conducteurs sont pressés et ils freinent brusquement. Un d’eux choisit d’ailleurs un moment pendant lequel une suppléante se lève pour aller lui parler pour écraser la pédale des freins une fois de plus. Résultat : la suppléante s’en va valser dans les escaliers de l’autobus et se retrouve avec une légère commotion et des côtes douloureuses.Nous arrivons finalement à l’école à la toute dernière minute, le cœur battant, les oreilles qui bourdonnent mais en un seul morceau !
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