Aujourd’hui, mon enseignante associée et moi avons eu une rencontre avec les parents d’un élève provenant d’une famille allophone et éprouvant de nombreuses difficultés d’apprentissage. Étant donné que les élèves sont en 6e année, mon enseignante associée doit compléter une recommandation pour chaque élève à envoyer à l’école secondaire afin qu’ils soient placés dans une classe appropriée à leur rendement scolaire. Donc, le but de cette rencontre était d’informer les parents que leur enfant serait placé dans une classe de cheminement particulier l’an prochain. La réaction des parents a été très forte que j’en ai eu les larmes aux yeux. La mère de l’enfant s’est mise à pleurer et le père était très fâché de cette nouvelle. Aussi, les parents sont originaires d’un pays étranger, ils sont peu informés sur le système éducatif québécois et ils ne parlent pas français et à peine anglais. Cette situation a rendu la rencontre difficile sur le plan de la communication. Les parents croyaient qu’une classe de cheminement particulier équivalait à une classe pour les élèves atteints d’une déficience intellectuelle grave. Nous avons tenté de leur expliquer que ce n’était pas le cas et que ce type de classe serait une opportunité plutôt qu’une défaite pour l’élève, car il aurait accès à un enseignement adapté à ses besoins. Il est évident que l’annonce d’une telle nouvelle est une tâche désagréable à faire; cependant, je n’aurais jamais pensé que cela soit aussi éprouvant.
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