jeudi 10 mars 2011

Stresse et anxiété

Un des élèves de ma classe est très anxieux lors des évaluations. Pourtant, il réussit très bien dans toutes les matières. Malgré cela, il doute toujours de tout ce qu’il fait ce qui démontre un manque de confiance. Durant un examen qui dure environ une heure, il peut se lever près d’une dizaine de fois pour poser des questions. Son perfectionnisme devient un problème d’anxiété qui à long terme va nuire à sa santé mentale. Cet élève rencontre souvent la travailleuse sociale pour ce problème, mais cela ne semble pas empêcher le problème se s'aggraver. L’année prochaine, il s’en va au secondaire et son stresse risque d’augmenter davantage.
La performance est devenue une valeur importante dans notre société. Je m’inquiète de voir des enfants aussi jeunes avec des problèmes d’anxiété. Oui, il faut faire des efforts pour réussir, mais pas à s’en rendre malade. C’est un problème qui me préoccupe et j’espère trouver des moyens pour aider mes futurs élèves à ne pas en être victimes.

Toute une surprise!


Un nouvel élève est arrivé en janvier dans la classe. Pour nous préparer à son arrivée, les seules informations que mon enseignante-associée et moi avons reçues sont une copie de son dernier bulletin et sa fiche d’identité (nom, date de naissance, etc.). D’après ces informations, l’élève semble tout à fait normal même s’il semble éprouver de la difficulté dans la plupart de matières. Durant tout le mois de janvier, nous avons observé l’élève en question et commençons à nous poser des questions à son sujet. Il semble distrait et a de la difficulté à s’intégrer auprès des autres élèves. C’est au mois de février que nous recevons la réponse à nos questions. La secrétaire nous apporte un dossier à son nom : l’élève a un plan d'intervention et les notes à son sujet nous indiquent qu’il souffre de graves problèmes de comportement. On nous explique que la secrétaire de l’ancienne école de l’élève était nouvelle et ignorait l'existence de ce dossier. Cela nous rappelle qu’un changement d’école n’est pas sans risque et qu’il faut poser les bonnes questions aux bonnes personnes pour obtenir des informations qui peuvent nous aider à mieux accueillir un élève en difficulté.

La phase d’intégration

Plusieurs fois durant mon stage, j’ai mal géré mon temps. Si je ne me faisais pas interrompre par la cloche, je n’avais pas assez de temps pour faire un retour sur mon activité. Pour m’aider à travailler cette étape importante, durant la dernière semaine de stage, mon enseignante-associée (qui reprenait graduellement la classe en charge) m’a demandé de faire tous les retours (fin de période et fin de journée) ainsi que les déplacements. J’avais donc le temps de faire un bon réinvestissement à la fin de chaque période. Cet exercice m’a permis de constater les effets que cela avait sur les élèves en particulier lors des déplacements vers la récréation ou en fin de journée. Je les sentais moins stressés ou énervés. Le retour au calme à la fin d’une activité permet de garder un climat de classe beaucoup plus agréable. Je sens maintenant toute l’utilité de cette étape.

Choix des équipes

Une expo-science a lieu chaque année à l’école. Chaque classe présente un sujet de recherche. Celui de ma classe cette année : la science au service de la police. Comme c’est un projet d’envergure qui se fait en équipe, nous commençons très tôt à former les équipes et à choisir les sous-thèmes pour chacune d’elle. Mon enseignante-associée a choisi de laisser les élèves former leurs équipes eux-même. Comme ça arrive souvent dans ce genre de situation, les deux derniers élèves se sont retrouvés ensemble sans le vouloir. Cela a créé un malaise dans la classe et mon enseignante-associée ne savait pas trop comment réagir. Elle a demandé l’avis des élèves concernés et des autres pour prendre une décision (laisser l’équipe telle quelle ou former des équipes de trois). Après la discussion, elle a finalement préféré former des équipes de trois plutôt que de laisser les deux élèves ensemble.

Dans ce type de situation, il est difficile de prendre une décision. Pour resté cohérent avec ce qu’on donne comme consigne, on aurait dû laisser les équipes ainsi. On aurait ainsi responsabilisé les élèves face à leurs choix. D’un autre côté, le projet d’expo-science demande beaucoup de temps et d’investissement et il est difficile d’obliger deux élèves qui ne veulent pas travailler ensemble de faire un projet d’une telle envergure. Enfin, je pense que mon enseignante-associée a fait le bon choix considérant la situation.

mercredi 2 mars 2011

Lors d’une compréhension de lecture, une question posait particulièrement problème puisqu’une bonne partie des élèves ne comprenaient pas la question. Or, c’était une question très simple et aucun mot n’était vraiment difficile. J’ai trouvé assez dur de devoir reformuler la question alors qu’elle était déjà simplifiée. Cela me prouve que ce n’est pas toujours facile de reformuler et de rendre des phrases ou des mots plus simples pour les élèves.
Dans ma classe, il y a une petite fille qui est anglophone. Bien souvent, elle me demande ce que certains mots signifient. Aujourd’hui lorsqu’elle m’a demandé la signification d’un mot bien simple dans une question d’examen j’ai réalisé à quel point il devait être difficile pour elle de comprendre le sens des questions si elle ne comprenait pas la moitié des mots de la question. Je crois que c’est une situation triste pour cette élève qui ne réussi pas très bien à l’école et on peut toujours se demander jusqu’à quel point la langue sera un obstacle pour elle dans le futur.
Ce qui me marque de ce stage c'est de voir pour une fois le «vrai» monde d'un enseignant. Lors des deux autres stage nous n'avons pu vraiment avoir le temps de toucher à toute les facettes de ce métiers. Il est très complexe d'être une enseignante accomplie. Oui, il y a tout ce qui tourne autour des enseignements en classe, mais après l'école, il y a le travaille avec l,équipe école, la planification de groupe, le soutien entre les enseignants, s'assurer d'un bon fonctionnement dans l'école, s'assurer de faire des bons liens entre l'école et les parents, etc. Si les enseignants ne le font pas qui va le faire?
Dans ma classe, souvent le vendredi, il y a un système de coopération dans la classe où les élèves peuvent dire leur coup de coeur de la semaine, parler de leurs problèmes, parler d'un sujet qui les ont touchés, etc. Personnellement, j'adore ce moment dans la semaine, car autant pour les élèves que pour moi c'est très enrichissant. On apprend les intérêts des élèves, on voit leur vision des choses, on voit ce qu'ils aiment et ce qu'ils aiment moins et ce qu'ils aiment le plus dans notre enseignement, etc. Souvent, il y a des problèmes qui se règle durant cette période et les autres donnent des trucs et des solutions aux problèmes des autres. C'est pour moi et pour eux un moment humain.
Je trouve géniale l'utilisaton du TBI dans ma classe, mais je trouve dommage que lorsque nous naviguons sur internet, il y a des sites interdits. Combien de fois j'ai voulu présenter quelque chose aux élèves et que j'ai été bloquée. Il faudrait, selon moi, revoir le fonctionnement du réseau dans les écoles.

La planification

Au début de mon stage, je ne croyais pas vraiment en la planification; je la faisais seulement parce que je devais la faire. Au fur et à mesure que le stage avançait, j'ai vraiment découvert les bienfaits d'une bonne planification. Nous sommes plus en mesure de voir le contenu de notre activité, nos sommes capables de cibler les endroits où les élèves vont avoir de la difficulté, nous pouvons appréhender le déroulement, nous pouvons prévoir des alternatives, nous pouvons appréhender les questions des élèves, etc. La planification nous permet donc d'avoir une meilleure vue d'ensemble.

Lors de mon stage, j'avais souvent des élèves qui sortaient pour aller en orthopédagogie. Je devais donc trouver des activités en français sans pénaliser les 6 élèves qui sortaient. J'ai donc commencé à faire faire des jeux avec le Français avec les élèves comme le jeu du dictionnaire où les élèves doivent chercher un mot dans le dictionnaire et aller le dessiner au tableau ou aller écrire le mot au tableau aussitôt qu'ils l'ont trouvé. Un jour, j'ai décidé de travailler la lecture. J'ai pris le texte de la semaine et j'ai photocopié le texte à tous les élèves et j'avais souligné une partie différente sur chaque photocopie. Les élèves devaient apprendre correctement leur partie soulignée. À la fin, on lit le texte en ordre. Chaque élève lisait leur partie du texte dans l'ordre. Finalement, les élèves lisent le texte comme un adulte lit un texte; c'était très fluide et il y avait de l'intonation,etc. Les élèves ont adoré faire cette activité.

Lorsque mes journées de prises en charge fut terminées, mon enseignante et moi faisons souvent du «TeamTeaching». Lorsque nous avons commencé cela j'ai cru que les élèves étaient pour se diriger seulement vers mon enseignante. J'ai été très surprise de voir que j'avais vraiment pris ma place dans la classe et que les élèves, même si mon enseignante était là, venaient me voir au lieu d'aller voir leur enseignante. J'ai donc eu beaucoup plus d'impact auprès des élèves que je croyais. J'ai donc réussi à créer des lien avec les élèves et ceux-ci ont confiance en moi. J'ai eu de l'impact sur eux et j'en suis fière.
Des élèves m'ont dit: «la journée est déjà terminée?» Cela m'a fait chaud au coeur et en même temps ça m'a dit que j'ai réussit à faire mon enseignement tout en les intéressants. Lorsque j'ai regarder ma planification j,ai remarquer que je n'avais pas bâti une activité de la même façon. De plus, avec recule, j'ai remarquer que cette journée là je n'ai pas eu de cas de comportement à gérer, même mon élève hyperactif a été à son affaire toute la journée. Vive une bonne planification!
Au début de mon stage, je manquais de confiance lors de l'animation de mes activités. Un jour je me suis dit que si je me trompe ce n'est pas la fin du monde, car avant j'étais craintive je ne voulais pas me tromper. Depuis que je me suis convaincue que ce n'était pas du tout grave, j'ai pris confiance en moi et j'ai beaucoup moins peur de me lancer dans des projets un peu inconnu. Personnellement, cela m'a fait un très grand bien et ça ma permis de plus m'ouvrir aux enfants de la classe.
Dans ma classe j'ai un petit garçon qui est hyperactif et il est médicamenté. Souvent j'ai de la difficulté à le cerner. Il passe souvent des commentaires hors propos, il est souvent incapable de se concentrer, il bouge constamment, etc. Je ne savais plus quoi faire pour l'aider à se contrôler. Finalement, j'ai chercher dans les livres et j'ai trouvé quelque chose. le sablier et la pâte à modeler très dur. Je demande à l'élève d'aller regarder le sablier s'écouler et travailler la pâte à modeler dans un coin calme de la classe. Cela fonctionne à la merveille.
Le 24 février, il y a eu une journée classe neige à l'école. Je n'avais jamais vu les élèves aussi enthousiasme. Ils ont passé toute l'avant midi à l'extérieur et ils ont joué à des jeux que les élèves de 6e année animaient. Cette activité à pu avoir lieu, car tous les enseignants ont mis la main à la pâte. On peut aire des choses merveilleuses lorsque l'on décide de travailler en équipe.

mardi 1 mars 2011

Le directeur a passé il y a quelques mois un sondage concernant la vie à l’école à tous les élèves. Aujourd’hui, il a fait une tournée des classes pour donner les résultats du sondage, mais aussi pour clarifier certains points. Un des points qu’il a abordé était que les enfants ont mentionné dans le sondage que les adultes ne les comprenaient pas et que leurs problèmes n’étaient pas importants pour nous. Cela m’a fait prendre conscience que bien souvent, il est vrai que l’on trouve leurs problèmes insignifiants pour nous et que nous ne leur faisons pas vraiment sentir que c’est important pour nous. Je crois qu’à l’avenir je vais tenter de comprendre ce que leur problème signifie pour eux.
Mon enseignante-associée commence à reprendre graduellement la classe, mais lorsque les élèves ont des questions à poser, c’est quand même moi qu’ils viennent voir. Cela me fait voir à quel point on devient rapidement une personne signifiante pour eux et qu’il faut, de ce fait, faire attention à ce lien de confiance, surtout avec les plus jeunes.
Aujourd’hui j’ai donné une compréhension de lecture aux élèves. Les réponses aux questions n’étaient pas écrites mots pour mots dans le texte. Ils devaient donc déduire la plupart des réponses. Je n’avais jamais vraiment réalisé à quel point c’était difficile pour eux. Plusieurs me disaient : «C’est pas écrit» ou «C’est trop difficile», je devais donc leur dire que ce n’est pas parce que ce n’est pas écrit mot pour mot que la réponse n’était pas là et qu’ils trouvent comment on pouvait le dire dans d’autres mots. Je pense que les exercices de déduction comme ça devraient être beaucoup plus exploités.
Lors d’un exercice, je circulais et vérifiais du même coup ce que les élèves faisaient lorsque je me suis aperçue qu’un élève qui réussi habituellement très bien avait fait n’importe quoi et ne semblait vraiment pas comprendre la tâche à faire, ce qui était très étonnant. De plus, toute la journée il ne semblait pas présent mentalement. J’ai essayé de le questionner pour savoir ce qui se passait, mais il ne voulait pas vraiment en parler et changeait constamment de sujet. J’en ai parlé à mon enseignante-associée qui elle aussi avait remarqué un changement. Nous avons convenu que si le lendemain il était encore comme ça, nous allions appeler chez lui. Heureusement, tout était redevenu normal le lendemain, il était probablement juste plus fatigué. Toutefois, cela m’a permis de constater qu’il faut être en mesure de reconnaître ces signes pour pouvoir aider nos élèves en cas de besoin.
Aujourd’hui nous avons fait une autre partie de la SAÉ que nous avions déjà commencée. J’ai passé assez rapidement sur les consignes qui me semblaient assez claire. Cependant, je me suis rapidement aperçue que les élèves avaient besoin de plus d’explications. J’ai donc repris du début pour expliquer une consigne à la fois. Cette situation m’a fait prendre conscience que quelque chose peut nous sembler vraiment facile, mais que ce ne l’est pas pour les élèves, c’est pourquoi il faut bien les connaître et leur expliquer toutes les étapes qui pourraient leur échapper.
Le lendemain de l’appel à cette mère, nous avons rencontré le directeur pour discuter des moyens qui pouvaient être mis en place pour aider ce jeune (puisque l’évaluation de l’orthopédagogue montre un retard qui se situe entre 2 et 3 ans en français et en mathématique). Toutefois, à cause de toutes les contraintes il se peut qu’il ne puisse recevoir d’aide concrète avant plusieurs mois et peut-être pas avant l’an prochain. Je trouve dommage que ce soit si compliqué pou un élève en difficulté de recevoir l’aide dont il a besoin.
Depuis le début de l’année un des élèves est en difficulté grave. Il arrive de l’accueil où il a passé deux ans. Toutefois, ses résultats et sa condition ne s’améliorent pas et ce n’est pas dû seulement à la langue; ses devoirs sont rarement faits, il ne fait jamais signer ses travaux ou examens, il n’écoute pas en classe, dérange les autres et lorsque vient le temps de se mettre au travail, il demande des explications. De plus, il ne fait vraiment aucun effort pour réussir. Mon enseignante-associée et moi avons donc décidé de contacter sa mère pour lui faire prendre conscience de la situation et que s’il ne s’améliorait pas, son année était en danger. Sa mère nous a répondu qu’elle faisait tout ce qu’elle pouvait, qu’elle ne pouvait rien faire de plus et que ce qui se passait à l’école était notre responsabilité. J’ai vraiment été étonnée et choquée d’entendre ça, mais mon enseignante-associée m’a vite fait comprendre que c’était une réalité de plus en plus présente et qu’il fallait que je m’y en attende dans les prochaines années. Cela me fait toutefois comprendre qu’il est normal que ces enfants décrochent et perdent intérêt à l’école lorsque leurs parents ne les encouragent pas à persévérer et travailler pour réussir.
Ce midi, nous avions une rencontre-cycle concernant l’horaire de l’an prochain, le calendrier scolaire et les bulletins qui s’en viennent. J’ai été stupéfaite de constater tout le travail et toutes les discussions que tout cela pouvait amener puisque non seulement il fallait s’entendre pour le cycle, mais cela devait par la suite être discuté entre tous les cycles en CPEE, ce qui peut prendre plusieurs heures avant que tout le monde réussisse à s’entendre!
Après un exercice, j’ai fait un retour en classe et j’ai vraiment pris la peine d’expliquer en détail chaque numéro puisqu’ils avaient un examen sur la matière le lendemain. Une élève qui avait plus de difficulté a pris tout ce que je disais en note et surlignait ce qui était important, après que je lui aie dit que cette façon de faire pourrait l’aider. Le lendemain, elle a très bien réussi son examen et elle était très fière. Elle est venue me voir pour me remercier du «truc» que je lui avais donné. Ça m’a fait plaisir de constater qu’elle avait pris au sérieux ce que je lui avais dit et que ça avait fonctionné.
Aujourd’hui, j’ai réalisé qu’il était important et sécurisant pour les élèves du primaire, même en cinquième année d’avoir un horaire stable. À cause de la danse de la St-Valentin, j’ai dû modifier un peu l’horaire de la journée suivante puisque certaines choses qui devaient être vues la veille devaient absolument être vues cette semaine. Lorsque les élèves ont vu l’horaire de la journée, ils étaient déstabilisés et me disaient : «Habituellement le mardi ce n’est pas ça qu’on fait», «Pourquoi est-ce qu’on fait ça aujourd’hui?», etc. J’ai vraiment compris à ce moment que la routine était un élément essentiel pour qu’ils se sentent en sécurité.
Lors de la danse de la St-Valentin, deux filles étaient assises sur le banc. J’ai dit aux filles de ma classe que ce n’était pas vraiment le but de cette activité que des gens restent seuls. Je leur ai dit que même si elles n’étaient pas leurs amies, qu’elles pourraient les inviter à danser avec elles et avoir du plaisir quand même. Elles ont donc invité les filles à aller danser avec elles et elles ont toutes eu du plaisir. J’étais bien contente de voir que j’avais une bonne relation avec mes élèves et de voir qu’elles prenaient en considération ce que je leur disais.
La vérification des devoirs se fait habituellement le vendredi. Toutefois, cette semaine, puisqu’il y avait une journée pédagogique le vendredi, la vérification s’est faite le jeudi. J’ai demandé aux élèves de montrer leurs devoirs à leur voisin immédiat et de se lever s’ils n’avaient pas fait un ou plusieurs devoirs. J’ai pris les noms des élèves qui n’avaient pas fait leurs devoirs en note. Lors de la correction des devoirs, je me suis aperçue qu’un élève n’avait pas fait une page de mathématique et ne me l’avait pas dit. Je lui ai donc dit que je lui avais fait confiance et qu’il avait perdu ma confiance et qu’il allait devoir la retrouver. Cela m’a amené à me questionner sur le fait de faire confiance aux élèves jusqu’à preuve du contraire. Il faut leur montrer que l’on a confiance en eux, mais aussi qu’ils sachent qu’ils peuvent la perdre s’ils nous montrent qu’ils ne la mérite pas.

lundi 28 février 2011

Je trouve que le TBI a vraiment sa place dans les classes des écoles primaires. Ce matériel technologique nous permet de travailler le français et les mathématiques différemment. Souvent, les élèves semblent mieux comprendre et assimiler les informations en manipulant avec ce matériel.

9 février 2011

Aujourd'hui, j'ai montré aux élèves de ma classe à utiliser Word avec le TBI de dans ma classe. J'ai trouvé que ce matériel informatique est une merveille. Il m'a permis de présenter ce logiciel aux élèves de manière interactive. Cela m'a permis de sauver beaucoup de temps lors de la réalisation d'un projet au laboratoire informatique. Je n'avais presque pas de cas à gérer lors de la réalisation. De plus, lors de la présentation du logiciel en classe, les élèves semblaient très intéresser.

Je trouve souvent les retours très enrichissants. Je trouve que c'est une des meilleures façons de s'améliorer et c'est pourquoi je trouve nécessaire de souvent discuter avec notre enseignante associée et aussi avec notre superviseur. Après avoir discuté avec mon enseignante et mon superviseur, je peux mieux cibler mes forces et mes faiblesses. Comment pouvons-nous nous améliorer si nous avons seulement notre point?

vendredi 25 février 2011

Bilan de ma deuxième supervision

Pour ma deuxième supervision, j’ai animé une activité de grammaire portant sur les compléments du nom. J’ai présenté une démarche facile à retenir afin d’aider les élèves à identifier et repérer tout ce qui complète un nom. Des phrases étaient écrites au TBI et les élèves devaient les compléter en allant eux-mêmes écrire au tableau. Je suis généralement satisfaite de ma supervision. J’avais bien planifié mon activité, je suis intervenue de manière adéquate auprès des élèves et j’ai été à l’écoute de leurs besoins. Malgré ces bons coups, j’ai eu à gérer de nombreux comportements négatifs, car le contexte d’apprentissage était plus ou moins motivant pour les élèves. J’ai aussi réalisé que l’établissement d’une bonne gestion de classe ainsi qu’un contexte d’activité engageant pour les élèves diminuent grandement la gestion de comportements. Pour mon prochain stage, mon défi sera de concevoir des activités où le contexte d’apprentissage motive davantage les élèves afin qu’ils y fassent de réels apprentissages.

jeudi 24 février 2011

Un après-midi mémorable

Cet après-midi a été rempli d’émotions lorsque les élèves m’ont fait leur au revoir. C’est incroyable à quel point on s’attache à ses jeunes. J’ai complètement craqué quand mon élève le plus difficile a commencé à pleurer. J’ai observé que les élèves qui viennent constamment nous chercher au quotidien sont souvent ceux auxquels nous nous attachons le plus. Ils nous poussent à nous questionner et à nous remettre en question. Cela me fait réaliser à quel point j’adore cette profession.

Tournage de "Mlle R"

Mon enseignante associée et une autre enseignante de mon école ont créé un projet afin d’encourager les élèves à lire. Le projet nommé « Mlle R » consiste à adapter une histoire tirée d’un livre sur le TBI en y incluant des capsules interactives. Plusieurs rôles sont attribués aux élèves. Il y a les personnages, les narrateurs, les missions secrètes, en plus, d’un décor, des accessoires et des costumes. Les élèves font la lecture de l’histoire, et cela prend la forme d’une saynète. Le projet a un tel succès que des gens de la commission scolaire sont venus filmer le projet dans ma classe afin de pouvoir le partager avec d’autres écoles. Les élèves étaient très fiers de leur enseignante. Aussi, ils étaient très excités de faire partie d’un vrai plateau de tournage avec plusieurs microphones, un caméraman, etc.

Le processus de correction

La correction est processus particulièrement complexe. Elle se fait bien lorsqu’il s’agit d’un examen où les réponses sont uniques. Cependant, lors de productions écrites ou de situations de lecture où les réponses sont multiples, nous devons faire appel à notre jugement critique et professionnel afin de corriger avec justesse. Durant mon stage, j’ai eu à corriger plusieurs productions écrites ainsi qu’une SAE. En toute honnêteté, j’ai trouvé ce processus long et pénible parfois. Il est très difficile d’émettre une note dès la première lecture. Je devais comparer les productions entre elles afin d’être équitable envers les élèves. De plus, il m’arrivait après plusieurs copies de réaliser qu’une réponse pouvait être possible, donc je devais revérifier les précédentes pour rectifier la note. Aussi, je trouvais difficile de donner une mauvaise note à un élève qui a fourni des efforts considérables lors de son travail. Heureusement, je suis persuadée qu’avec l’expérience, mon jugement s’affinera et j’acquerrai de la vitesse pour corriger.

Carnaval d'hiver

Chaque année, mon école organise avec la collaboration de l’école anglophone voisine un carnaval d’hiver. Nos élèves sont jumelés avec des élèves de l’école anglophone afin de former des équipes. Sur la cour d’école, il y a plusieurs jeux de type « olympiade », des jeux ludiques, des concours, du chocolat chaud, etc. Les activités sont animées par des parents bénévoles tandis que les enseignants ont le rôle d’encourager les élèves. La température extérieure était exceptionnelle et nous avons passé un magnifique après-midi. Après le carnaval, il restait trente minutes avant la fin de l’école, mon enseignante et moi avons profité de cette période pour nous amuser avec les élèves. La chimie du groupe était incroyable. Quelle belle journée!

Une fin de stage émouvante.

Aujourd'hui, dernier jour de ce stage ÉDU 3002, a été une journée émouvante.
J'avais prévu un petit travail intitulé "Viens découvrir mon pays" que j'avais donné aux enfants depuis plusieurs semaines. Ils devaient nous présenter leur pays d'origine et, dans la mesure de leurs moyens, chacun devait, s'il le pouvait, apporter une petite spécialité du pays. Avec mon enseignante, nous avions préparé plusieurs petits plats... Nous avons donc partagé le dîner "Découverte des saveurs de mon pays" tous ensemble, puis ce fût l'heure des exposés.
C'était tellement chaleureux et convivial que plusieurs spécialistes de l'école sont venus se joindre à nous.
J'ai reçu de la part des enfants (et pas seulement d'eux) des témoignages d'affection qui m'ont énormément touchée. Je pense que je n'oublierai jamais mon premier stage canadien.

mercredi 23 février , rallye internet

Aujourd'hui, jai fait un rallye Internet avec les élèves. En fait, en équipe de deux, les élèves devaient remplir une feuille sur laquelle ils devaient compléter des informations importantes.

Ceci touchait à la fois les TICS et la géographie, car les élèves devaient choisir une des régions du Québec et faire des recherches sur divers sites pour connaitre davantage cette région.

Ensuite, ils devaient créer un petit itinéraire dans ce coin de pays. De plus, ils devaient aussi venir faire un exposé devant les autres élèves afin de leur parler du climat, de la végétation, des attraits touristiques, des restaurants et des hôtels de cette région du Québec.

Bref, ils devaient aussi dire pourquoi ils visiteraient à leur tour cette région!

Les élèves ont trouvé cette activité très intéressante, mais ils auraient aimé pouvoir avoir plus de temps pour inventer un plus long séjour, soit environ un séjour de quatre jours .

mercredi 23 février 2011

Les fractions

Aujourd’hui, nous avons vu la classification des fractions en ordre croissant. Les élèves devaient tracer plusieurs rectangles identiques dans leur cahier quadrillé en se servant des centimètres comme unité de mesure. Ils devaient ensuite diviser ces rectangles en différentes fractions.

La difficulté majeure était que les élèves ne savaient pas comment faire des divisions qui donnent des chiffres à virgule et que cette notion était essentielle pour diviser les rectangles en plusieurs fractions.

Pour commencer, il aurait donc été préférable de prévoir des mesures n’impliquant pas de nombres à virgule.

Les temps libre à l'école

À la récréation de l’après midi, mon enseignante associée me fait remarquer que parfois, il faut laisser du temps libre aux élèves lorsqu’ils ont bien travaillé pendant un certain temps. Cela leur permet de se détendre, de s’amuser dans la classe et de socialiser dans un contexte plus libre. Tout de suite après la récréation, j’ai donc décidé de modifier ma planification et de faire de la dernière période une période libre. Les élèves ont eu beaucoup de plaisir à dessiner, jouer aux cartes et parler entre eux. J’en ai moi même profité pour socialiser avec plusieurs d’entre eux et pour leur faire des tours de magie. Je crois que ces moments sont importants pour tisser des liens positifs et des liens de confiance entre l’enseignant et les élèves ainsi qu’entre eux mêmes.

Laboratoire sur les machines simples

Voici l’activité que j’ai organisée qui a demandé le plus de planification lors de ce troisième stage. J’ai organisé neuf stations dans lesquelles les élèves, placés en équipe de 3 ou 4, travaillaient avec des plans inclinés, des leviers et des poulies. J’ai fait neuf stations pour que les équipes soient plus petites afin d’assurer une plus grande participation de chaque élève. Ça a très bien fonctionné ! Les élèves travaillaient si bien qu’ils me faisaient penser à de petits ingénieurs. Finalement, lors de ces activités, les élèves ont fait des découvertes intéressantes au sujet des machines simples et ont compris que les découvertes sont parfois le fruit du hasard ou d’essais répétitifs.

composition écrite

Dans les dernières semaines, nous avons passé beaucoup de temps sur des machines simples comme la vis, le levier et la poulie. Nous avons vu ces machines simples dans un contexte historique. Nous avons donc passé beaucoup de temps à parler du moyen-âge.

Pour clore cette étape, mon enseignante associée propose aux élèves de faire une production écrite sur le moyen-âge ou sur un sujet libre. Le champ lexical du moyen-âge ayant été bien étudié, la production écrite à ce sujet devrait être plus facile. Pourtant, mon enseignante associée (EA) a laissé le choix de choisir le sujet de la composition écrite. Mon EA a aussi profité de l’occasion pour réinvestir d’autres notions de français vues récemment.

2ième amélioration au tableau d'émulation

Après avoir ajouté la possibilité de remplir un contrat et celle de se prévaloir d’une immunité, j’ai maintenant ajouté une dimension «intervention de groupe». Cette dimension touche principalement à la discipline de groupe lors des transitions. Lorsque le groupe en général fait très bien une transition, chaque élève obtient une immunité. Au contraire, si je juge que la transition a été trop chaotique, tout le groupe reçoit un avertissement au tableau d’émulation. J’ai essayé ce système jeudi le 17 février en après-midi et il a très bien fonctionné.

Mesdames et messieurs, c’est officiel : il faut très bien se préparer lorsqu’on aborde de la nouvelle matière en classe. Je l’ai appris à mes dépends lorsque j’ai abordé la transformation géométrique qu’est la réflexion en mathématique. J’ai sauté une étape importante pendant laquelle les élèves, à l’aide de papier calque, se familiarisent avec cette transformation géométrique. Il en a malheureusement résulté de nombreuses difficultés. Après investigation, il semble que ces difficultés soient dues au fait que les élèves confondent souvent la translation et la réflexion. Je dois donc faire un retour sur cette matière au plus tôt !

Contrôle des émeutiers

Ce matin, mon enseignante a fait un exposé magistral sur les phrases négatives. Elle a laissé quelques informations importantes à ce sujet sur le TBI et est allée s’asseoir à côté d’un élève habituellement plus turbulent. Elle est restée assise plusieurs minutes et ceci a eu pour effet que l’élève en question a très bien écouté. Par ailleurs, mon enseignante associée posait des questions à intervalle régulier aux autres élèves de la classe pour s’assurer qu’ils écoutaient.

Divisions

Les divisions en colonne au TBI

Aujourd’hui, nous entreprenons les divisions en colonne. Grâce au TBI, il est plus facile d’identifier chaque élément de la division (diviseur, dividende, colonnes, etc) grâce à un système de couleur. Les élèves apprennent très bien avec cette technique.

Capsule «technique de gestion de classe»

Cette technique a été utilisée lors d’un exposé magistral pendant lequel les élèves devaient écrire dans leur cahier de temps en temps. Mon enseignante associée (EA) demandait aux élèves de poser leurs crayons sur leur pupitre lorsqu’ils avaient terminé chaque tâche. Ainsi, mon EA savait à quel moment elle pouvait continuer son exposé magistral.

Simple, mais efficace !

SAÉ en environnement


J'ai commencé la semaine dernière une SAÉ en environnement.

Dans un premier temps, les élèves feront des apprentissages dans le cadre d’un exposé magistral avec une présentation power point riche en couleurs et en images évocatrices. Dans cet exposé, il sera question des 3R-V, des modes de transport, de la consommation d’énergie, de la gestion des déchets et de l’alimentation. Ces sujets seront abordés selon une double optique écologique/moins écologique.

Dans un deuxième temps, les élèves trouveront, en équipe, le maximum de gestes à poser dans leur quotidien pour préserver l’environnement. Les membres de chaque équipe choisiront ensuite leurs 2 ou 3 gestes préférés.

Dans un troisième temps, nous mettrons en commun les gestes choisis par chaque équipe pour les transformer en question en vue de bâtir un questionnaire sur les gestes pour préserver l’environnement.

Dans un quatrième temps, les élèves vont visiter d’autres classes pour faire passer le questionnaire en vue d’une collecte de données.

Finalement, chaque équipe construira un diagramme pour représenter les gestes pour préserver l’environnement des élèves sondés. Si le temps le permet, il serait intéressant d’effectuer un retour auprès des classes d’élèves sondés dans un but de sensibilisation.

Une sortie... pas comme les autres!

Un petit bordel de sortie

Jeudi passé, nous avions une sortie de niveau prévue à la chapelle Notre-Dame-de-Bonsecours pour assister à un concert de musique de l’époque de la Nouvelle-France.

Quatre groupes d’environ 30 élèves partent donc dans deux autobus scolaire en début d’après midi. Le premier signe de complication se manifeste lorsque le directeur adjoint de l’école nous explique que notre autobus se dirigera vers le pavillon Ouest de l’école pour aller chercher un autre groupe d’élèves. Gardons en tête qu’un autobus scolaire peut accueillir 72 personnes au maximum...

En chemin vers le pavillon Ouest, le chauffeur me dit qu’il ne connaît pas l’itinéraire final du voyage. Cependant, la cacophonie causée par le piaillement incessant des nombreux élèves m’empêche de comprendre précisément ce qu’il dit. Je pense alors que le chauffeur ne sait pas comment se rendre au pavillon Ouest, mais qu’il connaît la destination finale. Arrivés au pavillon Ouest, un autre groupe d’une vingtaine d’élèves doit embarquer dans notre autobus. Après quelques instants d’hésitation, nous décidons d’accueillir ce troisième groupe d’élèves dans l’autobus déjà bruyant. Nous repartons donc, les suspensions écrasées jusqu’au plancher et le niveau sonore dans le plafond vers une destination… inconnue ! Je prends alors l’initiative de guider le chauffeur à l’aide de mon téléphone portable intelligent qui me guide vers le saint lieu.

Une planification du temps trop serrée fait en sorte que nous arrivons en retard au lieu de la sortie. En nous dirigeant vers la chapelle, nous croisons des sans-abris qui «callent», aux dires d’élèves ahuris, des bouteilles d’alcool variées à même le goulot. Une fois bien assis sur les bancs de l’église, nos élèves veulent aller aux toilettes, ils parlent, ils rient, ils bougent, ils déchirent les saints dépliants. Bref, ils font tout ce que nous avions dit de ne pas faire ! Le concert terminé, nous nous redirigeons vers le lieu où l’autobus nous a laissés pour découvrir que notre boîte roulante orange n’est pas au point de rendez-vous! Les élèves ont froid et trépignent… Nous cherchons pendant plus de 10 minutes notre autobus avant de le retrouver. Quel soulagement !

Au retour, les conducteurs sont pressés et ils freinent brusquement. Un d’eux choisit d’ailleurs un moment pendant lequel une suppléante se lève pour aller lui parler pour écraser la pédale des freins une fois de plus. Résultat : la suppléante s’en va valser dans les escaliers de l’autobus et se retrouve avec une légère commotion et des côtes douloureuses.Nous arrivons finalement à l’école à la toute dernière minute, le cœur battant, les oreilles qui bourdonnent mais en un seul morceau !

mardi 22 février 2011

Ne rien prendre pour acquis...

Aujourd'hui avait lieu la situation d'écriture en lien avec ma SAE. J'ai donné mes consignes et j"ai distribué les feuilles. Cinq minutes plus tard, les élèves se sont tous mis à discuter entre-eux, après plusieurs avertissements les discussions reprenaient de plus belle. J'étais un peu prise au dépourvu puisque dans ma tête (un peu idéaliste la fille !!!), mes élèves allaient tous se mettre à la tâche rapidement.
Hélas non! J'ai une classe très active.
J'ai donc écrit au tableau une liste de chose à faire: brouillon, correction, propre, écrire ses devoirs, commencer ses devoirs, cahier de calligraphie p. 56 etc...
J'ai attiré leur attention en leur montrant tout ce qu'il y avait à faire avant la fin des classes :)
Hop!
Comme par magie les élèves se sont activés jusqu'à 15h15...
:)

mardi 22 février, petit truc

Aujourd'hui, les élèves étaient en production écrite toute la matinée. Pour cette raison, mon enseignante m'a proposé d'écrire la correction des devoirs au tableau. Il y en avait un en français et un autre en mathématique.
J'ai trouvé que c'était une très bonne idée et stratégie, car ça permet de sauver un peu de temps en classe tout en permettant à chacun de progresser à son propre rythme. C'est aussi une façon de varier la routine et la façon de corriger les devoirs.
De plus, ça permet de responsabiliser les élèves, et ce, en leur apprenant à se corriger seul et à se critiquer d'une certaine façon. Bref, c'est simple, mais moi je n'y avais pas pensé, j'aurais probablement repoussé la correction des devoirs à une autre période de la journée!

Photo Booth

Pour la fin de mon stage, j'offre un cadeau à chaque élève, soit un CD avec un signet qui contient un message personnel pour chacun. Pour la pochette du CD, je voulais avoir une photo qui représenterait bien chaque élève. Finalement, j'ai décidé de simplement prendre une photo d'eux. Par contre, j'ai voulu rendre la chose un peu plus drôle et différente et j'ai donc décidé d'utiliser le logiciel photobooth. Les élèves ont adoré se faire prendre en photo avec un visage déformé. Nous avons eu beaucoup de plaisir. Si vous avez un peu de temps et le logiciel Photobooth, je vous conseille grandement de faire cette petite activité... Du plaisir garanti et surtout des moments mémorables.
Bonne fin de stage

lundi 21 février 2011

Deuxième supervision

Pour cette deuxième supervision, j'ai animé une activité de sciences dont le titre de l'expérience était ''peut-on faire couler une orange?''. J'ai demandé aux élèves d'expérimenter de façon autonome en équipe de quatre. Je crois qu'ils ont trouvé cette activité amusante, puisqu'ils pouvaient manipuler beaucoup de matériel sans une procédure stricte à suivre: c'était à eux de trouver des solutions possibles au problème grâce à leurs expérimentations. Ils ont bien participé et ont réussi à trouvé des solutions rapidement. Aussi, je leur ai demandé de consigner leurs observations tout au long de l'activité (démarche scientifique). J'ai corrigé les feuilles et les élèves ont bien compris la notion scientifique (le rôle de la pelure comme flotteur et la densité). Les élèves étaient motivés et ils s'amusaient, d'autant plus que mon intention d'apprentissage a été atteinte. Ce qui a été difficile pour moi a été de gérer tout ce qui se passait dans la classe étant donné qu'il y avait beaucoup de matériel et d'excitation, mais je crois avoir relevé le défi.

Dernière semaine

La dernière semaine de stage est déjà arrivée. J'ai maintenant terminé mes journées de prises en charge consécutives. Nous sommes donc mon enseignante associée (Paule) et moi à enseigner. Je croyais que lorsque Paule serait de retour dans la classe, les élèves seraient portés d'aller vers elle pour poser leurs questions.
Ce qui m'a marquée aujourd'hui était de constater que les élèves, pour la plupart d'entre eux, venaient me poser des questions plutôt que de s'adresser à ma maitre-associée. J'étais donc très contente de constater qu'ils me voyaient comme une enseignante au même titre que mon enseignante-associée. J'ai aussi été très touchée de voir à quel point ils étaient déçus que mon stage se termine cette semaine. Je crois bien que les larmes seront au rendez-vous jeudi après-midi...

21 février 2011, dictée du jour

En fin de journée, j'ai décidé d'essayer une nouvelle formule pour la dictée, soit la dictée du jour. C'est sur le site zoom qu'il a été possible d'en apercevoir en exemple. J'avais bien songé à ma phrase tout en prévoyant les difficultés possibles.

Cependant, en lisant la dictée, je me suis rendu compte que celle-ci était un peu trop facile. En fait, si le premier accord dans la phrase était bien fait, les autres accords étaient plus évidents. Par contre, le but d'une telle dictée était de voir ce qui se passe dans la tête des élèves au moment de la réflexion qui vient lors d'une dictée.

De plus, c'était intéressant de faire ceci, car ça permet aux élèves de voir le raisonnement des autres élèves de la classe et d'apporter des explications à ceux-ci.

Vendredi 18 février 2011

En ce vendredi après-midi, c'était la suite de la SAÉ sur le projet du conseil de ville. Je devais aider les élèves à formuler des questions qui pourraient être posées lors du débat. De plus, je devais les encourager à anticiper des réponses possibles à ces questions.

J'ai fait une planification bien détaillée, mais j'ai tenté de moins suivre sur mes notes personnelles et mes papiers.

J'ai misé sur les mots clés et sur l'interaction du moment afin de rendre le tout moins théorique. Ce n'était pas évident pour moi, mais ceci m'a permis d'ajouter certaines informations importantes.

17 février 2011, deuxième supervision

Aujourd'hui, en cette deuxième supervision, j'étais très nerveuse avec le tournage et tout ce qui l'entoure. Cependant, tout s'est assez bien déroulé en général.

En effet, les jeunes étaient attentifs et ils ont bien participé . De plus, j'ai pu réaliser que mes consignes étaient claires, car dans presque tous les carnets du scribe des élèves, on trouvait des exemples et des mots clés.

De plus, j'ai conservé l'intention pédagogique tout au long du cours. En fait, c'était en lien avec le fait d'encourager les élèves à synthétiser l'information pour ensuite être en mesure de répondre à la question de rédaction.

Par la suite, les rétroactions de mon enseignante m'ont permises d'apporter une réflexion critique sur ma pratique. Ses conseils sont très bénéfiques pour moi.

Décompte

Au début de la journée ainsi qu’au retour du dîner, les élèves ont une courte période de lecture (5 à 10 min). Le signal pour commencer à ranger leur livre est un décompte de 5 à 0. Mon enseignante-associée utilise cette méthode depuis le début de l’année, je l’ai donc intégrée lors de mes prises en charge.
À ma grande surprise, les élèves ne réagissent pas aussi bien à mon décompte qu’à celui de leur enseignante. Certains élèves commencent à ranger à la fin du décompte et j’ai besoin de leur rappel l’objectif du décompte (être prêt à commencer à 0). Cette semaine, mon enseignante-associée reprend graduellement la charge de la classe et je constate que le décompte fonctionne beaucoup mieux avec elle.
Explications possibles :
Mon enseignante-associée met en place sa gestion de classe depuis le début de l’année et les élèves sont habitués à sa façon de faire. La technique de décompte n’est peut-être pas aussi naturelle lorsque je l’applique.
Le ton de la voix est très important. J’ai remarqué que j’ajoutais souvent une phrase avant le décompte (du genre : «serrez vos choses, on va commencer dans 5...»). Mon enseignante-associée commence le décompte directement sans rien ajouter.
Avez-vous d’autres hypothèses?

Lecture chez les maternelles

Un jeudi sur deux, à la dernière période, les élèves de ma classe (3e cycle) vont faire la lecture aux maternelles. Cette petite activité me permet d’observer des comportements très intéressants chez mes élèves. Ceux-ci mettent beaucoup d’efforts pour avoir l’attention des maternelles. C’est amusant de voir un élève qui est normalement très sérieux changer sa voix pour rendre vivant un personnage de conte. Je constate aussi que les grands veulent donner l’exemple aux petits en écoutant les consignes et en ramenant à l’ordre les petits qui n’écoutent pas.
Du point de vue de la lecture, cette activité est très bénéfique pour les élèves des deux classes. De lire à haute voix à un autre enfant est une bonne pratique pour les élèves de ma classe. Tandis que les maternelles adorent se faire lire une histoire par les grands élèves de troisième cycle et l’activité est tout à fait en lien avec les objectifs d’éveil à la lecture chez les enfants de cet âge. Bref, cette activité qui semble toute simple donne lieu à de beaux moments de partage et d’écoute entre les deux classes en plus d’améliorer les compétences en lecture des deux groupes.

dimanche 20 février 2011

les ponts!

Cette semaine, j’ai présenté à mes élèves une activité sur les différents types de ponts qui existent dans le monde. J’ai insisté sur le fait qu’il n’existe aucun type de pont qui ne soit parfait dans sa conception et qui puisse être construit n’importe où. Cela est la raison pour laquelle il y a différents types de ponts qui existent dans le monde!

Leur défi :

Construire un pont d’un bureau à un autre, espacé de 40 cm !

Pour faire le pont, ils ont droit à:

Des bâtons de café

De la ficelle

De la colle chaude

Quel sera le meilleur pont?

Celui qui résistera au poids du dictionnaire ou de plusieurs dictionnaires dans le milieu du pont.

Les élèves ont rarement été autant motivés. Le projet à peine présenté, ils faisaient déjà leurs plans et leurs croquis!

Les fables de la fontaine

Après la semaine de relâche, mon enseignante montera une pièce de théâtre avec la classe, Les fables de Jean de la Fontaine.

Nous avons donc commencé en leur en parler et à attribuer des rôles à certains enfants, selon leurs traits de caractère ou leurs manières d’être.

J’ai découvert que le théâtre est une agréable façon de stimuler leur imagination et également une façon de faire participer tous les élèves de la classe. Cela crée une belle complicité dans le groupe!

Lettre

Un après-midi, en revenant de la recréation, j’arrive à mon bureau et j’aperçois une lettre m’étant destinée. La lettre venait d’une élève de ma classe, Victoria. Elle voulait me mettre au courant que si je l’avertissais souvent en classe, c’est parce qu’elle était entourée de garçons et qu’elle se faisait déranger elle aussi.

J’ai trouvé ça mignon et je l’ai changée de place... ;)