jeudi 10 mars 2011

Stresse et anxiété

Un des élèves de ma classe est très anxieux lors des évaluations. Pourtant, il réussit très bien dans toutes les matières. Malgré cela, il doute toujours de tout ce qu’il fait ce qui démontre un manque de confiance. Durant un examen qui dure environ une heure, il peut se lever près d’une dizaine de fois pour poser des questions. Son perfectionnisme devient un problème d’anxiété qui à long terme va nuire à sa santé mentale. Cet élève rencontre souvent la travailleuse sociale pour ce problème, mais cela ne semble pas empêcher le problème se s'aggraver. L’année prochaine, il s’en va au secondaire et son stresse risque d’augmenter davantage.
La performance est devenue une valeur importante dans notre société. Je m’inquiète de voir des enfants aussi jeunes avec des problèmes d’anxiété. Oui, il faut faire des efforts pour réussir, mais pas à s’en rendre malade. C’est un problème qui me préoccupe et j’espère trouver des moyens pour aider mes futurs élèves à ne pas en être victimes.

Toute une surprise!


Un nouvel élève est arrivé en janvier dans la classe. Pour nous préparer à son arrivée, les seules informations que mon enseignante-associée et moi avons reçues sont une copie de son dernier bulletin et sa fiche d’identité (nom, date de naissance, etc.). D’après ces informations, l’élève semble tout à fait normal même s’il semble éprouver de la difficulté dans la plupart de matières. Durant tout le mois de janvier, nous avons observé l’élève en question et commençons à nous poser des questions à son sujet. Il semble distrait et a de la difficulté à s’intégrer auprès des autres élèves. C’est au mois de février que nous recevons la réponse à nos questions. La secrétaire nous apporte un dossier à son nom : l’élève a un plan d'intervention et les notes à son sujet nous indiquent qu’il souffre de graves problèmes de comportement. On nous explique que la secrétaire de l’ancienne école de l’élève était nouvelle et ignorait l'existence de ce dossier. Cela nous rappelle qu’un changement d’école n’est pas sans risque et qu’il faut poser les bonnes questions aux bonnes personnes pour obtenir des informations qui peuvent nous aider à mieux accueillir un élève en difficulté.

La phase d’intégration

Plusieurs fois durant mon stage, j’ai mal géré mon temps. Si je ne me faisais pas interrompre par la cloche, je n’avais pas assez de temps pour faire un retour sur mon activité. Pour m’aider à travailler cette étape importante, durant la dernière semaine de stage, mon enseignante-associée (qui reprenait graduellement la classe en charge) m’a demandé de faire tous les retours (fin de période et fin de journée) ainsi que les déplacements. J’avais donc le temps de faire un bon réinvestissement à la fin de chaque période. Cet exercice m’a permis de constater les effets que cela avait sur les élèves en particulier lors des déplacements vers la récréation ou en fin de journée. Je les sentais moins stressés ou énervés. Le retour au calme à la fin d’une activité permet de garder un climat de classe beaucoup plus agréable. Je sens maintenant toute l’utilité de cette étape.

Choix des équipes

Une expo-science a lieu chaque année à l’école. Chaque classe présente un sujet de recherche. Celui de ma classe cette année : la science au service de la police. Comme c’est un projet d’envergure qui se fait en équipe, nous commençons très tôt à former les équipes et à choisir les sous-thèmes pour chacune d’elle. Mon enseignante-associée a choisi de laisser les élèves former leurs équipes eux-même. Comme ça arrive souvent dans ce genre de situation, les deux derniers élèves se sont retrouvés ensemble sans le vouloir. Cela a créé un malaise dans la classe et mon enseignante-associée ne savait pas trop comment réagir. Elle a demandé l’avis des élèves concernés et des autres pour prendre une décision (laisser l’équipe telle quelle ou former des équipes de trois). Après la discussion, elle a finalement préféré former des équipes de trois plutôt que de laisser les deux élèves ensemble.

Dans ce type de situation, il est difficile de prendre une décision. Pour resté cohérent avec ce qu’on donne comme consigne, on aurait dû laisser les équipes ainsi. On aurait ainsi responsabilisé les élèves face à leurs choix. D’un autre côté, le projet d’expo-science demande beaucoup de temps et d’investissement et il est difficile d’obliger deux élèves qui ne veulent pas travailler ensemble de faire un projet d’une telle envergure. Enfin, je pense que mon enseignante-associée a fait le bon choix considérant la situation.

mercredi 2 mars 2011

Lors d’une compréhension de lecture, une question posait particulièrement problème puisqu’une bonne partie des élèves ne comprenaient pas la question. Or, c’était une question très simple et aucun mot n’était vraiment difficile. J’ai trouvé assez dur de devoir reformuler la question alors qu’elle était déjà simplifiée. Cela me prouve que ce n’est pas toujours facile de reformuler et de rendre des phrases ou des mots plus simples pour les élèves.
Dans ma classe, il y a une petite fille qui est anglophone. Bien souvent, elle me demande ce que certains mots signifient. Aujourd’hui lorsqu’elle m’a demandé la signification d’un mot bien simple dans une question d’examen j’ai réalisé à quel point il devait être difficile pour elle de comprendre le sens des questions si elle ne comprenait pas la moitié des mots de la question. Je crois que c’est une situation triste pour cette élève qui ne réussi pas très bien à l’école et on peut toujours se demander jusqu’à quel point la langue sera un obstacle pour elle dans le futur.
Ce qui me marque de ce stage c'est de voir pour une fois le «vrai» monde d'un enseignant. Lors des deux autres stage nous n'avons pu vraiment avoir le temps de toucher à toute les facettes de ce métiers. Il est très complexe d'être une enseignante accomplie. Oui, il y a tout ce qui tourne autour des enseignements en classe, mais après l'école, il y a le travaille avec l,équipe école, la planification de groupe, le soutien entre les enseignants, s'assurer d'un bon fonctionnement dans l'école, s'assurer de faire des bons liens entre l'école et les parents, etc. Si les enseignants ne le font pas qui va le faire?